01.02.2008
POEMES INTERACTIFS
Bonjour, chers élèves burkinabè, et bravo pour vos beaux écrits littéraires !!!!
Nous aussi nous avons écrit des choses.
Voici quelques débuts de poèmes: ils sont écrits avec 3 des 10 mots proposés pour le concours.
Voulez-vous les continuer à votre façon ? choisissez celui qui vous plaît (certains sont dans les commentaires), rajoutez 3 vers en utilisant 3 nouveaux mots de la liste.
Renvoyez-nous ces poèmes communs, nous les continuerons et ainsi de suite...
Pauline et Mélanie ont écrit ce début de poème :
Toi l’inconnu qui vient du Burkina Faso
Une passerelle est là entre nos pays
Nous allons pouvoir apercevoir nos visages
… (à suivre)
Létizia, Julie et Noémie ont rédigé celui-ci :
Toi qui es si loin et qui me hante tous les jours,
A travers tes photos j’imagine ton visage,
Je voudrais une boussole pour venir à toi.
… (à suivre)
Merryl, Kévin et Mickaël ont écrit ces trois vers :
Entre toi et moi une terre qui nous sépare.
Juste une passerelle qui relie nos pays.
S’attabler tous ensemble serait un de nos rêves.
...(à suivre)
Sandra, un peu aidée par Nydia, a composé ceux-là :
Un beau jour j’aimerais voir ton visage
Lorsque je parle avec toi le monde devient jubilatoire
J’espère pouvoir t’apprivoiser, nous pourrions nous aimer
… ( à suivre)
19:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2008
LE PETIT DOUDOU
Le petit Doudou
Le petit Doudou qui a des problèmes d’orthographe pose une question à son père.
Dit papa : dit-on le cœur ou la cœur ?
Le papa répond en riant et dit mon fils on ne dit ni le cœur ni la cœur, mais on dit liqueur, car la liqueur se bois et ça fait du bien.
22:56 Publié dans histoires drôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2008
LA RENCONTRE
LA RENCONTRE
La première fois que je vis Lucie, elle était assise sur un banc de bois toute seule, les yeux rivés sur un livre comme une boussole.
Avant d’aborder Lucie, je l’observai pendant quelques minutes. –Puis-je m’assoire ? Lui demandai-je en montrant la place à côté d’elle. Elle sursauta en me voyant, mais passée la surprise, elle répondit avec un hochement d’épaule d’une personne en palabre : « pourquoi pas ? »
Pendant un long silence qui s’est installé entre nous, elle continua de me regarder nerveusement. Ne tenant plus, je lui demandai si elle attendait quelqu’un.
-Non, j’attends juste que le soleil se couche à 18h30.
-A 18h30 exactement ?
-Oui, absolument.
-Pourquoi n’attends-tu pas tout simplement que la nuit tombe.
-parce que j’ai hâte que cette journée se termine !a t-elle répliqué avec une certaine irritation dans la voix.
-Je suis impatiente de voir le soleil se teinter de rouge. Je suis fatigué d’attendre la fin du jour.
Je la regardai en essayant de ne pas avoir l’air trop perplexe. Elle était jeune et belle.Je remerciai les mânes d’avoir mis sur ma route cette beauté terrestre.
Je n’ai pu m’empêcher de lui demander :
-Pourquoi es-tu si triste ?
Je n’espérais pas vraiment une réponse car c’était très osé une telle question à une personne que je ne connaissais pas. Elle avait absolument le droit de se taire. Mais à ma grande surprise, avec tact, elle tourna la tête vers moi et me regarda droit dans les yeux. Je lis sur son visage de la tristesse.
-Je n’ai nulle part allé pendant la journée.
- Toi une si belle fille ! Où habites-tu alors ?
-J’habite chez l’une de mes cousines dans une concession non loin d’ici. Je ne rentre que la nuit pour me coucher. Cette plage est le seul endroit ou je me sens bien surtout qu’il y a la paillote où je m’assois souvent pour boire. Regarde la dame et le monsieur qui s’apprêtent à s’attabler sous le parasol. Ils viennent tous les jours comme moi peut être grâce au calme qui règne ici.
Je restai ébahi par cette confession soudaine. Ce jour là, nous bavardâmes encore un peu jusqu'à ce que se soit l’heure de nous séparer. Sa silhouette s’est enfoncée lentement dans la nuit
Le lendemain matin, je retrouvai Lucie sur la plage sur le même banc, elle était contente de me voir. Je l’invitai à visiter les paillotes sur pilotis et à prendre un pot. Elle refusa car parce qu’elle avait une peur bleue de la passerelle qu’il fallait emprunter pour se rendre sur les paillotes. Nous nous contentâmes de la berge.
Ainsi apprivoiser par l’habitude de nos rencontres journalières car c’était les vacances. Je passai beaucoup de temps avec elle.
Nous inventâmes des jeux pour nous occuper ; l’un d’entre nous commençait une phrase, toujours la même, et l’autre devait la terminer.
Je lui donnais ma réponse, ainsi de suite.
Elle adorait ce jeu-là. Nous restions des heures à construire l’avenir. J’aimais son optimisme et son intelligence. Elle était toujours gaie, et je l’admirais secrètement.
Comme un rhizome qui pousse une nouvelle racine chaque année, Lucie se métamorphosait chaque jour, toujours cet air jubilatoire à ma vue.
SAM YABRE 2è a bep/comptabilité
10:20 Publié dans POEME | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


