03.02.2008
Coutumes et traditions
COUTUMES ET TRADITIONS
En Afrique les coutumes et les traditions occupent une place importante dans la vie d’une communauté. C’est un lien entre les vivants et les morts. Les morts sont le lien entre les vivants et Dieu. Dieu étant inaccessible pour les simples mortels et étant omniscient et omniprésent, la communauté voit alors sur chacune des créatures sa présence. N’est-il pas dans le vent, dans la pierre, dans l’eau, dans le feu purificateur, dans l’animal. Pour comprendre les rites et les sacrifices offerts aux divinités, il faut accepter que Dieu soit partout, en chacune de ses créatures.
Au Burkina-Faso, les animaux occupent une place importante la cosmogonie sociale.
Bobo-dioulasso, la capitale économique située à l’ouest du Burkina, il y a des silures sacrés. Ces silures sont nourris par la communauté bobo. Il est formellement interdit de les tuer sous peine de voir un malheur frapper la communauté. Si un silure venait à mourir, il semblerait que cela annonce la mort d’une personne âgée. Les rites d’enterrement est identique à celui d’un être humain. Selon les dires c’est les esprits des mânes qui s’incarnent dans les silures. Il y a un lien existentiel entre les silures et la communauté.

A Sabou, une commune rurale située sur l’axe Ouagadougou Bobo, à 87 km de Ouagadougou et à 27 km de Koudougou, existent des crocodiles sacrés. Ses crocodiles sont nourris par la communauté. Les visiteurs peuvent les toucher ou s’asseoir sur eux. Ils n’attaquent jamais un du clan Si cela arrive, c’est qu’il y a une signification. La mort d’un des sauriens annonce aussi une mauvaise nouvelle. Les rites d’enterrement des crocodiles obéissent aussi aux mêmes règles que ceux des humains.

Yatenga, ville située au nord de Ouagadougou à 180km, vivent une communauté (précisément à Sèguènéga 60 km de Ouahigouya), les Belem, qui ont pour génie protecteur des serpents. Les serpents vivent dans la communauté et ne font aucun mal à mois que l’on piétine leur queue. Quand cela arrive, il suffit de laver la morsure à la rivière sacrée des serpents et la guérison est immédiate. Les serpents de toutes espèces, mesurant parfois plus 10m, se nourrissent de poulets, de chèvres, de moutons prélevées dans les troupeaux des villageois.
Lorsqu’un serpent attrape un poulet et que le propriétaire manifeste sa désapprobation, même si le serpent avait déjà avalé sa proie, il l’a vomi. Aucun pardon n’amènera le serpent à reprendre ce qu’il a rejeté.
Les origines des serpents comme fétiche reste mystérieuse. Les détenteurs du fétiche refusent toute explication. C’est le plus âgé de la communauté qui est responsable du fétiche. Le fétiche est appelé Waafo (serpent en langue moré). Le fétiche se trouve dans un sac et il semblerait que personne ne l’a vu et ceux qui ont voulu satisfaire leur curiosité l’ont payé de leur vie. Chaque fois que le sac qui contient le fétiche est usé, on le transfère dans un sac neuf. A ce jour on estime plus de 1200 le nombre de sacs utilisés. 
C’est un serpent devant les vieux qui sont chargés des fétiches.

Chez nous, il y a ce qu’on appelle les parentés à plaisanterie. C’est un système qui est instauré entre de communauté. On peut se dire tout même s’injurier, mais on ne se frappe pas. C’est comme un combat où tous les coups sont permis, seulement dans ce cas même si les propos sont blessants, on ne peut que se taire. Cela permet d’exorciser les démons des conflits. Alors, voilà qu’un serpent attrape le poulet de l’agent des eaux et forêt en poste dans la zone, et comme il est un parent à plaisanterie avec les Belem, il dit au serpent si tu ne laisses pas mon poulet, je te convoque à la gendarmerie. Il semblerait que le serpent lâcha sa prise. Il vient chez l’agent mais poulets.
C’est l’antre des serpents.
Il semblerait qu’un serpent fut blessé à mort par un véhicule qui prit la fuite. Le serpent se traîna sur une distance de 5 km. Ne tenant plus et se sentant mourir, il tourna sa tête vers l’est. Selon les vieux, la direction de la tête indique d’où vient le coupable. En effet quelque jour plutard des nouvelles d’un chauffeur qui est mort d’un accident parvint au village. Tuer un serpent ne reste pas impuni, même si l’on fuit. Il est préférable de signaler sa faute afin que des sacrifices soient faits pour conjurer le malheur.
Un autre fait, toute femme étrangère qui traverse le village en étant enceint se doit de revenir après son accouchement faire des rites sous peine de voir son enfant paralysé. Il en est de même pour une femme en menstrues.


SOURCE: SIDWAYA DU 1 02 08
08:00 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.02.2008
RENCONTRE
Létizia, Julie et Noémie ont rédigé celui-ci :
Toi qui es si loin et qui me hante tous les jours,
A travers tes photos j’imagine ton visage,
Je voudrais une boussole pour venir à toi.
Hurah ! Le français est notre passerelle.
Telles les racines d’un rhizome, la langue fortifie
D’année en année nos rencontres.
Comment apprivoiser la distance ?
Cette bête féroce qui me met en palabre avec le monde.
A suivre....
Merryl, Kévin et Mickaël ont écrit ces trois vers :
Entre toi et moi une terre qui nous sépare.
Juste une passerelle qui relie nos pays.
S’attabler tous ensemble serait un de nos rêves.
Ton visage, je l’aperçois par la langue française.
Elle est la boussole qui me conduira vers toi.
Ne te met pas en palabre contre l’éloignement,
Bientôt, nous réussirons à l’apprivoiser.
Sandra, un peu aidée par Nydia, a composé ceux-là :
A suivre...
Un beau jour j’aimerais voir ton visage
Lorsque je parle avec toi le monde devient jubilatoire
J’espère pouvoir t’apprivoiser, nous pourrions nous aimer
De jour en jour comme le rhizome,
Mon amour, ma boussole, augmente à ton égard.
Regarde, la langue est notre passerelle unique,
Abolissant la distance, notre ennemie actuelle.
Avec tact, nous ne ferons pas de palabre contre elle,
Car dans un avenir très proche, s’attabler pour savourer la vie,
Sera notre unique tâche toute notre existence.
11:42 Publié dans POEME | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2008
LE BILLET DE SORTIE.
Le billet de sortie
Bonjour M. le surveillant, j’ai besoin d’un billet de sortie pour rester auprès de ma mère qui vient d’avoir un bébé dit Papou.
-Tu es déjà de retour de l’école.
-Oui maman.
-Et pourquoi ci tôt.
J’ai dit au surveillant maman, que tu as eu un bébé et il m’a donné une semaine de congés.
-Mais ! Papou j’en ai eu deux dit la mère à son fils.
-Maman la semaine prochaine je lui dirai que tu as eu encore un autre bébé et il fera la même chose.
23:55 Publié dans histoires drôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


