10.04.2008

crocodiles sacrés de Sabou

voici les crocodiles sacrés de Sabou. Ils sont le patrimoines culturels du Burkina-Faso, et je vous invite à aller les voir dès que vous avez la possibilité. Ces crocodiles sont le lien entre le visible et l'invisible dans la cosmogonie traditionnelle des détenteurs des Crocodiles.

 Les autres photos sont dans la rubrique album, je vous invite à cliquer.

 

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Source: barth_tenko@yahoo.fr 

02.04.2008

Le travail des enfants



LE TRAVAIL DES ENFANTS



 



 



Il y a un phénomène que j’ai
remarqué à Ouagadougou, la capitale du Burkina faso. Il s’agit des enfants
« vendeurs d’œuf bouillis ». Je les ai nommé les « commerçants
de nuit » car ces enfants vendent généralement les œufs la nuit autour des
bars, des maquis et des débits de boisson. L’âge de ces enfants est compris
entre 8 et 16 ans. Mais je puis affirmer que beaucoup de ces enfants ont l’âge
d’un élève de l’école primaire.



Ma curiosité de sociologue m’a
amené à chercher à comprendre ce phénomène qui prend de l’ampleur. En effet
c’était les vacances généralement que les enfants vendaient des œufs.



Les enfants que j’ai pus interroger
sont en majorité élèves, mais je ne tire pas la conclusion que ce sont
uniquement des élèves. Les raisons avancées sont d’ordre
financier : «  c’est pour me faire de l’argent afin de me payer
des habits, mes cahiers, mes frais de scolarité » pour certains, d’autres
« c’est pour se payer à manger car il n’y a pas à manger à la maison et
aussi pour aider les parents ». De ces propos des enfants ont peu dire que
la pauvreté est à l’origine de la précocité de ces enfants vite confronté à la
réalité de la vie. Mais aussi à la fuite de responsabilité des parents qui
n’assument pas leur devoir. Tous les enfants que j’ai interrogés disent que
leurs parents savent qu’ils vendent des œufs et c’est eux qui les ont donné
l’argent de leur plaquette d’œufs. Ce qui est étonnant pour ces enfants qu’on
peut qualifiés « d’abandonnés », est que les enfants peuvent vendre
jusqu’à 22h avant de renter à la maison sans inquiétude. Alors nous croyons
qu’ils sont exposés à toutes sortent de vices car les bars et les débits de
boisson sont les lieux où la morale est douteuse. Ces enfants sont vite
confrontés à la réalité de la vie à laquelle ils ne sont pas préparés et
subissent toutes sortent de propositions des adultes surtout pour les filles.



 



Il savoir que ce ne sont pas
seulement les filles qui vendent les œufs, mais aussi les garçons rivalisent
d’ardeur dans ce domaine. Ces derniers sont exposé à la drogue (ils inspirent
la colle à collé appelée dissolution),à la cigarette puisqu’ils imitent les
adultes et se donnent du courage. Fumer pour les garçons, c’est se comporter en
adulte par conséquent en homme.



Les filles sont la proie facile de
la prostitution. Elles sont facilement influençables surtout qu’on les propose
de leur donner plus du double de la vente de leurs œufs. Surtout qu’une étude
de la mairie de Ouagadougou a révélé que la prostitution commence à l’âge de 14
ans.



 



Je puis dire que la misère inverse
les rôles de responsabilité dans les familles. Au lieu que se soient les
parents qui prennent en charge les enfants, se sont les enfants qui se prennent
en charge avec les parents aussi. Il y a un bouleversement de la notion
d’enfant. C’est ce bouleversement qui fait que des enfants non scolarisés sont
envoyés en ville pour travailler dans le but d’aider les parents restés au
village. C’est dans ce besoin de ressource que des parents n’hésitent pas à
confier leurs enfants à des personnes qui promet de trouver du travail décent
pour leurs enfants, or c’est plus l’esclavage qui attend ses enfants. Les
enfants sont souvent convoyés vers des pays frontaliers pour travailler dans
des plantations. Un esclavage de type nouveau est né.





TENKODOGO BARTHELEMY

Professeur de Technique d'expression
écrite et orale,
de communication et d'animation

au
LycéeTechnique Amilcar Cabral(LTAC).
01bp110 Ouagdougou 01,

Sociologue
Membre de TIC-EDUC

tel.(+226)70701936
(+226)78780321.
Burkina Faso







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21.03.2008

le travail des enfants

suite à la publication de la convention de travail entre le Burkina Faso et la cote d'ivoire,vous avez demander si des enfants étaient recrutés pour travailler en Cote d'Ivoire à l'époque.
A ma connaissance non. Cependant la question du travail de l'enfant est à cerner avec précaution car les contextes ne sont pas les mêmes.
 
En Afrique et en particulier au Burkina Faso, ce qu'on qualifie de travail des enfants est en fait des abus que des personnes exercent sur les enfants.
Commençons par définir la notion de travail dans
le contexte moderne.
selon wikipédia un travail est une occupation rémunérée, synonyme d’emploi (« avoir un travail ») .
au sens etymologique toujours selon wikipédia le mot travail vient du bas latin tripalium (VIe siècle) formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir (instrument de href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Torture">torture).
Au XIIe siècle, Travail désigne ce qu'endure la femme pendant l'accouchement (travail = tourment, souffrance)
Au XVIe siècle : « Se donner de la peine pour ».
le sens étymologique nous montre qu'un travail engendre une contrainte, une douleur. ALORS L'APPLIQUER AUX ENFANTS C'EST LES CONTRAINDRE Ä S 'INFLIGER UNE SOUFFRANCE VU LEUR âge.
Voyons la
définition du travail  et de l'enfant par l'OIT :
Organisation internationale du travail retient les définitions suivantes dans ses publications qui servent souvent de référence lors de l’analyse du travail des enfants[ :
  • Un enfant est une personne de moins de 18 ans puisqu’il est souvent considéré que les enfants de moins de 5 ans sont trop jeunes pour travailler href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_des_enfants#_note-1">[(même s’il existe des cas d’abus), les statistiques ne prennent souvent en compte que les enfants entre 5 et 17 ans.
  • Le travail est défini comme une « activité économique » qu’elle soit payée ou non. Ce dernier cas permet d’inclure l’économie informelle ou le travail domestique dans un autre foyer que le sien. Les enfants sont ainsi répartis dans cinq catégories : travaillant, travaillant et allant à l’école, allant à l’école et ne travaillant pas, travail domestique, et aucune activité (malade, éducation informelle, etc.).
Ces définitions sont essentiellement statistiques et ne servent pas à établir la limite entre un travail « acceptable » (au vu des conventions internationales) ou non. La convention no 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’emploi de 1973 est le document de référence à ce sujet actuellement Elle distingue un âge minimum général, un âge minimum pour les travaux légers et un autre pour les travaux dangereux. Elle distingue aussi les « pays où les services économiques et d’éducation sont insuffisamment développés » et les autres ; pour les autres pays, l’âge minimum général est de 15 ans ou l’âge de fin de scolarisation obligatoire s’il est plus élevé (14 ans dans ces pays en développement) ; pour
les travaux légers, 13 ans (resp. 12 ans) ; pour les travaux dangereux, 18 ans, voire 16 ans selon certains conditions.
 
voyons les notions de travail léger et travail dangeureux par l'OIT:
138 de l’OIT impose de définir également les travaux « légers » et « dangereux ». D’après cette même convention, un « travail léger » doit être sans danger pour la santé et le développement de l’enfant et ne doit pas l’empêcher d’aller à l’école ou de « bénéficier de sa formation ». C’est ce que l’Unicef appelle childwork (ou « travail conforme aux normes de l’OIT ») : ces travaux sont
souvent bénéfiques pour leur éducation Dans les statistiques, cela est souvent simplifié pour devenir « un travail non dangereux prenant moins de 14 heures par semaine ». Les deux autres catégories de travaux sont les travaux dits dangereux et les « pires formes de travail des enfants » (en anglais : Unconditional worst forms of child labour).
Un « travail dangereux » est de façon générale ce qui peut « compromettre la santé ou la sécurité physique ou morale d’un enfant » ; plus précisément, cela inclut les métiers de la construction, dans les mines, avec certaines machines, au contact de pesticides, de plus de
43 heures par semaine, etc. : la convention OIT no 190 définit ces formes plus précisément, de même que les lois nationales.(source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_des_enfants)
Au vu des différentes définitions de l'enfant, du travail, du travail léger et dangereux, nous pouvons maintenant dire si des enfants travaillent ou pas.
 
Il faut savaoir que le travail des enfants est une réalité au burkina faso. On parle même de trafic des enfants vers les zones urbaines et vers les pays frontaliers. Ces enfants travaillent dans des conditions difficilles voire inhumaines et sont makl rémunérées voire non payés.Ils subissent l'esclavage si le mot n'esd pas fort: mal logés,
nourris, habillés. Les âges des enfants varient mais le plus souvent se sont des mineurs.
 
Les responsables sont souvent des parents des enfants qui travaillent en ville et qui disent avoir besoin d’une aide ménagère ou ce sont les parents eux-mêmes qui livrent leurs enfants à la ville ou à l’aventure dans le but de subvenir aux besoins de la famille. La misère en est souvent la raison utilisée. Mais quelque soit la forme ou la raison employée, les enfants subissent un travail précoce et dangereux.
 
Cependant, il ne faut pas confondre le travail des enfants dans tradition comme le travail au sens de l’OIT. En effet dans habitudes culturelles,
l’enfant ne connaît pas souvent une période d’enfance comme en europe. Il passe de l’enfance à l’adulte sans connaître la phase d’adolescence.
L’enfant est vite initié et intégré dans la société des adultes. Dans ce cas tout travail qu’on lui demande à une valeur d’apprentissage quelque soit la durété de ce travail. Les obstacles rencontrés ou la pénibilité du travail est une leçon que la vie de l’homme est fait d’obstacle, de difficulté et de peines.
Il faut noter que le garçon est vite initié aux travaux champêtres dès son jeune âge mais li s’entraîne selon sa capacité. On reconnaît sa fragilité et par conséquent on ne lui tient pas rigueur dans l’endurance. Il lui est permis de se reposer lorsqu’il est fatigué. La petite fille aussi s’initie aux tâches ménagères. Tout se conçoit comme un apprentissage comme un
enfant que l’on envoie en apprentissage.
 
Ainsi évitons de tomber dans ce cliché que dit qu’en Afrique les enfants travaillent. Il faut faire la part entre les abus du monde moderne et les habitudes culturelles des sociétés traditionnellles ou le travail participe à la socilalisation de l’enfant.
 
NB. Aucun texte au Burkina-Faso n'autorise le travail des enfants selon les définitions de l'OIT et le droit du pays.
 


Tenkodogo barthélemy,
professeur de Technique d'expression
écrite et orale au
LycéeTechnique Amilcar
Cabral(LTAC).
01bp110 Ouagdougou 01,
Sociologue
Membre de TIC-EDUC
tel.(+226)70701936
(+226)78780321.
Burkina Faso







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