10.04.2008

les Pics de SINDOU

Ces pics se trouvent dans la région de la Comoé dont le chef lieu est Banfora (située à 447 km de Ouagadougou). Sindou est située à environ 50km de banfora. Ces pics sont très beau à voir. Ils conduident jusqu'au mali. voir l'album, pour les morceaux choisis pour vous. Ce sont des photos prises lors d'une visite.1671372664.JPG

 

 

 

 

source barth_tenko@yahoo.fr 

crocodiles sacrés de Sabou

voici les crocodiles sacrés de Sabou. Ils sont le patrimoines culturels du Burkina-Faso, et je vous invite à aller les voir dès que vous avez la possibilité. Ces crocodiles sont le lien entre le visible et l'invisible dans la cosmogonie traditionnelle des détenteurs des Crocodiles.

 Les autres photos sont dans la rubrique album, je vous invite à cliquer.

 

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Source: barth_tenko@yahoo.fr 

03.02.2008

Coutumes et traditions

                              

 

 

 

                       COUTUMES ET TRADITIONS

 

En Afrique les coutumes et les traditions occupent une place importante dans la vie d’une communauté. C’est un lien entre les vivants et les morts. Les morts sont le lien entre les vivants et Dieu. Dieu étant inaccessible pour les simples mortels et étant omniscient et omniprésent, la communauté voit alors sur chacune des créatures sa présence. N’est-il pas dans le vent, dans la pierre, dans l’eau, dans le feu purificateur, dans l’animal. Pour comprendre les rites et les sacrifices offerts aux divinités, il faut  accepter que  Dieu soit partout, en chacune de ses créatures.

 

Au Burkina-Faso, les animaux occupent une place importante la cosmogonie sociale.767cfca6b501388793fba138b04b6abe.jpg

Bobo-dioulasso, la capitale économique située à l’ouest du Burkina, il y a des silures sacrés. Ces silures sont nourris par la communauté bobo. Il est formellement interdit de les tuer sous peine de voir un malheur frapper la communauté. Si un silure venait à mourir, il semblerait que cela annonce la mort d’une personne âgée. Les rites d’enterrement est identique à celui d’un être humain. Selon les dires c’est les esprits des mânes qui s’incarnent dans les silures. Il y a  un lien existentiel entre les silures et la communauté.

A Sabou, une commune rurale située sur l’axe Ouagadougou Bobo, à 87 km de Ouagadougou et à 27 km de Koudougou, existent des crocodiles sacrés. Ses crocodiles sont nourris par la communauté. Les visiteurs peuvent les toucher ou s’asseoir sur eux. Ils n’attaquent jamais un du clan Si cela arrive, c’est qu’il y a une signification. La mort d’un des sauriens annonce aussi une mauvaise nouvelle. Les rites d’enterrement des crocodiles obéissent aussi aux mêmes règles que ceux des humains.13ca4746c03ca96371034cbf8e34003a.jpg0a5aaec64f364ac8ded1c137aaa29b8c.jpg

 

Yatenga, ville située au nord de Ouagadougou à 180km, vivent une communauté (précisément à Sèguènéga 60 km de Ouahigouya), les Belem, qui ont pour génie protecteur des serpents. Les serpents vivent dans la communauté et ne font aucun mal à mois que l’on piétine leur queue. Quand cela arrive, il suffit de laver la morsure à la rivière sacrée des serpents et la guérison est immédiate. Les serpents de toutes espèces, mesurant parfois plus 10m, se nourrissent de poulets, de chèvres, de moutons prélevées dans les troupeaux des villageois.

Lorsqu’un serpent attrape un poulet et que le propriétaire manifeste sa désapprobation, même si le serpent avait déjà avalé sa proie, il l’a vomi. Aucun pardon n’amènera le serpent à reprendre ce qu’il a rejeté.

 

Les origines des serpents comme fétiche reste mystérieuse. Les détenteurs du fétiche refusent toute explication. C’est le plus âgé de la communauté qui est responsable du fétiche. Le fétiche est appelé Waafo (serpent en langue moré). Le fétiche se trouve dans un sac et il semblerait que personne ne l’a vu et ceux qui ont voulu satisfaire leur curiosité l’ont payé de leur vie. Chaque fois que le sac qui contient le fétiche est usé, on le transfère dans un sac neuf. A ce jour on estime plus de 1200 le nombre de sacs utilisés.                                     

 

 C’est un serpent devant les vieux qui sont chargés des fétiches.f9b30b2c4c06fe7c8093b93eaf97392f.jpg683e899d9899cafa37bfdb26b345a041.jpg

 

Chez nous, il y a ce qu’on appelle les parentés à plaisanterie. C’est un système qui est instauré entre de communauté. On peut se dire tout même s’injurier, mais on ne se frappe pas. C’est comme un combat où tous les coups sont permis, seulement dans ce cas même si les propos sont blessants, on ne peut que se taire. Cela permet d’exorciser les démons des conflits. Alors, voilà qu’un serpent attrape le poulet de l’agent des eaux et forêt en poste dans la zone, et comme il est un parent à plaisanterie avec les Belem, il dit au serpent si tu ne laisses pas mon poulet, je te convoque à la gendarmerie. Il semblerait que le serpent lâcha sa prise. Il vient chez l’agent mais poulets. C’est l’antre des serpents.

 

Il semblerait qu’un serpent fut blessé à mort par un véhicule qui prit la fuite. Le serpent se traîna sur une distance de 5 km. Ne tenant plus et se sentant mourir, il tourna sa tête vers l’est. Selon les vieux, la direction de la tête indique d’où vient le coupable. En effet quelque jour plutard des nouvelles d’un chauffeur qui est mort d’un accident  parvint au village. Tuer un serpent ne reste pas impuni, même si l’on fuit. Il est préférable de signaler sa faute afin que des sacrifices soient faits pour conjurer le malheur.82b855f55b9803d0ad3f61bdcb2f1fcb.jpg

 

Un autre fait, toute femme étrangère qui traverse le village en étant enceint se doit de revenir après son accouchement faire des rites sous peine de voir son enfant paralysé. Il en est de même pour une femme en menstrues.de9f519c0e5ba4df1de5a9661d9e0766.jpg4a476c3f0d083fe30983a499e2a421e9.jpg

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  SOURCE: SIDWAYA DU 1 02 08

 


 

 


 

 


26.01.2008

coutume

j'ai lu pour vous ces articlestirés du newsletter de Ramata Soré, journaliste au bimensuelL'EVENEMENT au Burkin-Faso.

 

 

 

Mozambique : ils refusent d’habiter des maisons en dur

Selon l'hebdomadaire mozambicain O País, "les habitants des régions inondables du Mozambique refusent d'être relogés dans des maisons en dur. Pour justifier leur refus, ils invoquent le nécessaire respect des traditions. Dans certaines régions du Mozambique, rapporte O País, "quand l'époux décède, la tradition impose la destruction de la maison et l'abattage des animaux domestiques. Ensuite, la veuve est obligée de retourner vivre chez ses parents."

Toujours selon ces traditions, "si c'est l'épouse qui décède en premier, son conjoint doit alors déménager dans une nouvelle maison, avec les enfants et tous leurs biens. Pourquoi donc investir dans une maison plus solide ?"

Ces traditions ont des conséquences graves dans la région centrale du Mozambique, régulièrement frappée par des inondations. Les autorités locales estiment que plus de 9 000 familles vivent dans des centres d'accueil depuis l'année 2000 : elles veulent à tout prix suivre leurs coutumes ancestrales, et se refusent à habiter des maisons modernes. "Dans la région de Chupanga-Sofala", rapporte O País, "seules 30 des 2 000 familles ayant tout perdu lors des récentes inondations ont accepté de vivre dans de nouvelles maisons en dur."

 

 

 

Douze raisons pour ne pas signer les APE

DECLARATION

SUR LES ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE

 

DOUZE RAISONS DE NE PAS LES SIGNER

 

Le remodelage des économies africaines au cours des trois dernières décennies en vue de les conformer aux normes du marché mondial a engendré des bouleversements sans précédent tant dans l'organisation de la production que dans la capacité de la plupart des pays à faire face aux besoins des populations. Les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs du Mali et de l'Afrique d'une manière générale souffrent, de plus en plus, de la faim et de la pauvreté tandis que les travailleurs des secteurs étatiques et non étatiques assistent, impuissants, à l'érosion de leur pouvoir d'achat. En plus des produits de première nécessité, l'eau, l'électricité, les soins de santé, les moyens de transport, le logement décent tendent à devenir inaccessibles pour la grande majorité des citoyen(ne)s.

Les pays riches d'Europe n'échappent pas eux-mêmes à l'impasse qui revêt une dimension particulièrement dramatique dans les pays dépendants de l'exportation de quelques matières premières.

Le coût social de ce mode d'articulation des économies africaines au marché mondial est de plus en plus exorbitant, notamment pour les femmes, en raison de leur rôle central dans la couverture des besoins des ménages en aliments, eau potable, énergie domestiques, soins de santé…

Quant aux jeunes en âge de travailler, ils sont heurtés, eux-aussi, de plein fouet par le chômage massif et chronique auquel ils espèrent trouver une issue en tournant le dos au continent. Mais, l'émigration se révèle de plus en plus meurtrière, étant donné que l'Europe, en même temps qu'elle impose ses choix et son agenda à l'Afrique, se barricade et organise la chasse à ceux qu'elle condamne à la clandestinité quand elles les juge non rentables.

Dans ce contexte où les populations africaines attendent de leurs Etats qu'ils jouent davantage leur rôle dans la régulation des marchés et la protection des intérêts des citoyen(ne)s, en l'occurrence les couches sociales vulnérables, l'Union Européenne (UE) impose aux 77 pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) des Accords de Libre Echange (ALE) sous l'appelation d'Accords de Partenariat Economique (APE). Il s'agit de remplacer les principes et les mécanismes des conventions de Lomé, fondés sur la solidarité avec les économies faiblement développées par la libre concurrence orchestrée par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) mais en dehors des négociations multilatérales.

Des compensations financières devraient théoriquement permettre aux ACP de tenir pendant une période transitoire. Celles-ci n'ont, en réalité, aucune chance de compenser les pertes que nos pays subiront en signant ces accords sans oublier que l'Europe ne tient pas souvent ses promesses.

La Convention de Cotonou dont les APE constituent la dimension commerciale ouvre, en réalité, les pays ACP à la compétition avec les entreprises des pays riches et industrialisés d'Europe. La Commission Européenne, sous la pression des groupes patronaux qui entendent tirer le maximum de profit de leurs investissements veut imposer son agenda à nos pays en usant de l'asymétrie des rapports de force. Le 31 décembre 2007 devait être la date de la signature de ces accords.

Le Sommet Euro-africain de Lisbonne qui a eu lieu les 8 et 9 décembre 2007, a été l'occasion pour les dirigeants africains d'affirmer leur volonté d'explorer leur propre voie et d'imprimer une nouvelle dynamique au développement du continent.

Nous, associations et organisations membres la coalition malienne contre les APE et signataires de la présente Déclaration considérons que ces accords constituent un tournant décisif et d'une extrême gravité dans la marche forcée de l'Afrique vers un libre-échangisme déloyal et destructeur.

Les conséquences dramatiques de la signature de ces APE, qui sont autant de raison de ne pas les signer sont entre autres :

le sabotage des efforts de démocratisation de nos pays en exigeant de nos dirigeants la signature d'accords non concertés et contraires aux intérêts des peuples qui leur ont confié leurs destins,

la perte de recettes douanières et fiscales ainsi que de souveraineté politique et économique par nos Etats (déjà affaiblis par la tutelle des Institutions de Bretton Woods et les conditionnalités qui ne sont que chantages au financement),

l'asphyxie par les produits subventionnés des pays riches, de l'embryon d'industrie dont la consolidation et le développement devraient garantir l'emploi et le revenu décent aux populations, en l'occurrence les jeunes.

la destruction de l'agriculture familiale et paysanne qu'il suffit de soutenir avec davantage de conviction et de rigueur sans pou autant sacrifier les producteurs ni brader les ressources productives, relever le défi de la souveraineté alimentaire et résorber les flux migratoires en provenance des campagnes qui se vident de leurs forces vives.

l'entrave à la redynamisation des marchés locaux, nationaux et régionaux qui devront, s'ils sont mieux protégés, absorber les produits locaux et contribuer à la sauvegarde des savoirs et savoirs-faire de nos terroirs,

l'aggravation du chômage, dont celui des jeunes, et de la précarité dont souffre la majorité des femmes faute de source de revenus alors que le coût de la vie ne cesse d'augmenter,

la faim, la malnutrition et la maladie dont souffrent la plupart des enfants en bas âge.

l'intolérance et les risques d'exacerbation des conflits à tous les niveaux : au sein des ménages, entre voisins, ethnies et Etats pour la sauvegarde d'intérêts spécifiques,

l'instabilité politique en raison de la difficulté de gouverner des populations mécontentes et désemparées par le chômage et la pauvreté,

le gonflement des flux migratoires vers les pôles de concentration des richesses, en l'occurrence l'Europe.

la destruction des écosystèmes par des populations de plus en plus démunies qui tenteront de compenser les pertes d'emploi et de revenu par l'exploitation intensive et désordonné des ressources naturelles.

le sabotage des fondements de l'unité africaine ainsi que de nos efforts d'intégration sous-régionale et régionale.

En conclusion :

Le libéralisme sauvage est fait de ravages pour les humains et les écosystèmes, avec des conséquences particulièrement graves pour les peuples déshérités du Sud.

L'alternative au chaos qui s'annonce avec les APE réside dans la lucidité, la maturité politique, davantage de solidarité et de dialogue entre les Etats et les sociétés civiles, l'investissement dans une agriculture qui nourrit son homme, dans une industrie qui transforme les produits locaux et un système de distribution qui mobilise les commerçants grossistes et détaillants et les consommateurs/citoyens qui savent que de leurs choix économiques dépendent l'emploi, le revenu, la paix et la stabilité politique.

NON aux APE

OUI à une coopération euro-africaine respectueuse des droits des peuples.

Source : http://newsletterappa.over-blog.com/article-15972894.html...


 

14.12.2007

le mariage

Le mariage dans nos contrées africaines sont souvent mal analysée dans un contexte de modernisme. Aujourd'hui, dans les pays affricains en particulier au Burkina-Faso, on parle de plus en plus de mariage forcé en faisant allusion au mariage traditionnel.

Pour comprendre le sens du mariage traditionnel, il faut se placer dans le contexte social qui définit les règles du mariage sinon on ne ferait que survoler les fondements sociologiques de cette institution sociale. En effet, le mariage dans nos systèmes traditionnels n'est pas l'affaire deux individus mais plutôt celle de deux familles voire de deux groupes sociaux. Ce ne sont pas deux personnes qui se marient mais deux familles, car le lien scellé ne peut être rompu que si les familles sont d'accord.Sinon celui qui prend la responsablité de rompre le lien sans le consentement des familles(certainement après des tentative de reconcilaition ,après la recherche de la souce du problème) se voit mis au banc de la société. La famille prime sur l'individu parceque seul les intérêts du groupe compte. Si une famille repudie une femme sans raison, il va de soit que les liens sont rompus entre les deux familles. Ainsi, il sera difficile qu'une fille  épouse un homme de la famille fautive puisque tout le clan mettra son véto quelque soit le sentiment éprouvé par la fille. C'est un système de protection du groupe. Mais dans le cas où c'est la femme qui est fautive et que la faute est impardonnable, il y a possibilité pour le mari d'en chercher une autre dans la même famille de son ex-femme afin de maintenir les liens familiaux.Le plus souvent, on remplace la femme fautive par une autre afin de témoigner son attachement à l'autre famille.

Si nous ne prenons pas en compte la vision holistique du mariage dans le système traditionnel du mariage, on tombe vite dans les clichés de mariage forcés surtout du côté de la femme en n'oubliant que l'homme aussi subit les décisions du groupe social.

 

                                      T.barthélémy.