11.04.2008

des nouvelles des correspondants français!

Bonjour à tous.

Chers correspondants burkinabè, vos partenaires français vous ont écrit des mots à lire dans les commentaires des différents articles récents (cascades...) .  Ils ont envie de mieux vous connaître...Et de vous faire découvrir leur quotidien. 

La rencontre se poursuit donc.

A bientôt

Sylvie.

les cascades de banfora

je vous presente les cascades de Banfora. Il est agréable de le visiter en mars et en avril ou moment de la canicule. C'est beau à voir, cette eau qui jaillit avec puissance et majesté.1762807174.JPG

 

 

 

 

 

source barth_tenko@yahoo.fr 

 

 

10.04.2008

les Pics de SINDOU

Ces pics se trouvent dans la région de la Comoé dont le chef lieu est Banfora (située à 447 km de Ouagadougou). Sindou est située à environ 50km de banfora. Ces pics sont très beau à voir. Ils conduident jusqu'au mali. voir l'album, pour les morceaux choisis pour vous. Ce sont des photos prises lors d'une visite.1671372664.JPG

 

 

 

 

source barth_tenko@yahoo.fr 

crocodiles sacrés de Sabou

voici les crocodiles sacrés de Sabou. Ils sont le patrimoines culturels du Burkina-Faso, et je vous invite à aller les voir dès que vous avez la possibilité. Ces crocodiles sont le lien entre le visible et l'invisible dans la cosmogonie traditionnelle des détenteurs des Crocodiles.

 Les autres photos sont dans la rubrique album, je vous invite à cliquer.

 

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Source: barth_tenko@yahoo.fr 

02.04.2008

Le travail des enfants



LE TRAVAIL DES ENFANTS



 



 



Il y a un phénomène que j’ai
remarqué à Ouagadougou, la capitale du Burkina faso. Il s’agit des enfants
« vendeurs d’œuf bouillis ». Je les ai nommé les « commerçants
de nuit » car ces enfants vendent généralement les œufs la nuit autour des
bars, des maquis et des débits de boisson. L’âge de ces enfants est compris
entre 8 et 16 ans. Mais je puis affirmer que beaucoup de ces enfants ont l’âge
d’un élève de l’école primaire.



Ma curiosité de sociologue m’a
amené à chercher à comprendre ce phénomène qui prend de l’ampleur. En effet
c’était les vacances généralement que les enfants vendaient des œufs.



Les enfants que j’ai pus interroger
sont en majorité élèves, mais je ne tire pas la conclusion que ce sont
uniquement des élèves. Les raisons avancées sont d’ordre
financier : «  c’est pour me faire de l’argent afin de me payer
des habits, mes cahiers, mes frais de scolarité » pour certains, d’autres
« c’est pour se payer à manger car il n’y a pas à manger à la maison et
aussi pour aider les parents ». De ces propos des enfants ont peu dire que
la pauvreté est à l’origine de la précocité de ces enfants vite confronté à la
réalité de la vie. Mais aussi à la fuite de responsabilité des parents qui
n’assument pas leur devoir. Tous les enfants que j’ai interrogés disent que
leurs parents savent qu’ils vendent des œufs et c’est eux qui les ont donné
l’argent de leur plaquette d’œufs. Ce qui est étonnant pour ces enfants qu’on
peut qualifiés « d’abandonnés », est que les enfants peuvent vendre
jusqu’à 22h avant de renter à la maison sans inquiétude. Alors nous croyons
qu’ils sont exposés à toutes sortent de vices car les bars et les débits de
boisson sont les lieux où la morale est douteuse. Ces enfants sont vite
confrontés à la réalité de la vie à laquelle ils ne sont pas préparés et
subissent toutes sortent de propositions des adultes surtout pour les filles.



 



Il savoir que ce ne sont pas
seulement les filles qui vendent les œufs, mais aussi les garçons rivalisent
d’ardeur dans ce domaine. Ces derniers sont exposé à la drogue (ils inspirent
la colle à collé appelée dissolution),à la cigarette puisqu’ils imitent les
adultes et se donnent du courage. Fumer pour les garçons, c’est se comporter en
adulte par conséquent en homme.



Les filles sont la proie facile de
la prostitution. Elles sont facilement influençables surtout qu’on les propose
de leur donner plus du double de la vente de leurs œufs. Surtout qu’une étude
de la mairie de Ouagadougou a révélé que la prostitution commence à l’âge de 14
ans.



 



Je puis dire que la misère inverse
les rôles de responsabilité dans les familles. Au lieu que se soient les
parents qui prennent en charge les enfants, se sont les enfants qui se prennent
en charge avec les parents aussi. Il y a un bouleversement de la notion
d’enfant. C’est ce bouleversement qui fait que des enfants non scolarisés sont
envoyés en ville pour travailler dans le but d’aider les parents restés au
village. C’est dans ce besoin de ressource que des parents n’hésitent pas à
confier leurs enfants à des personnes qui promet de trouver du travail décent
pour leurs enfants, or c’est plus l’esclavage qui attend ses enfants. Les
enfants sont souvent convoyés vers des pays frontaliers pour travailler dans
des plantations. Un esclavage de type nouveau est né.





TENKODOGO BARTHELEMY

Professeur de Technique d'expression
écrite et orale,
de communication et d'animation

au
LycéeTechnique Amilcar Cabral(LTAC).
01bp110 Ouagdougou 01,

Sociologue
Membre de TIC-EDUC

tel.(+226)70701936
(+226)78780321.
Burkina Faso







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