21.03.2008

le travail des enfants

suite à la publication de la convention de travail entre le Burkina Faso et la cote d'ivoire,vous avez demander si des enfants étaient recrutés pour travailler en Cote d'Ivoire à l'époque.
A ma connaissance non. Cependant la question du travail de l'enfant est à cerner avec précaution car les contextes ne sont pas les mêmes.
 
En Afrique et en particulier au Burkina Faso, ce qu'on qualifie de travail des enfants est en fait des abus que des personnes exercent sur les enfants.
Commençons par définir la notion de travail dans
le contexte moderne.
selon wikipédia un travail est une occupation rémunérée, synonyme d’emploi (« avoir un travail ») .
au sens etymologique toujours selon wikipédia le mot travail vient du bas latin tripalium (VIe siècle) formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir (instrument de href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Torture">torture).
Au XIIe siècle, Travail désigne ce qu'endure la femme pendant l'accouchement (travail = tourment, souffrance)
Au XVIe siècle : « Se donner de la peine pour ».
le sens étymologique nous montre qu'un travail engendre une contrainte, une douleur. ALORS L'APPLIQUER AUX ENFANTS C'EST LES CONTRAINDRE Ä S 'INFLIGER UNE SOUFFRANCE VU LEUR âge.
Voyons la
définition du travail  et de l'enfant par l'OIT :
Organisation internationale du travail retient les définitions suivantes dans ses publications qui servent souvent de référence lors de l’analyse du travail des enfants[ :
  • Un enfant est une personne de moins de 18 ans puisqu’il est souvent considéré que les enfants de moins de 5 ans sont trop jeunes pour travailler href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_des_enfants#_note-1">[(même s’il existe des cas d’abus), les statistiques ne prennent souvent en compte que les enfants entre 5 et 17 ans.
  • Le travail est défini comme une « activité économique » qu’elle soit payée ou non. Ce dernier cas permet d’inclure l’économie informelle ou le travail domestique dans un autre foyer que le sien. Les enfants sont ainsi répartis dans cinq catégories : travaillant, travaillant et allant à l’école, allant à l’école et ne travaillant pas, travail domestique, et aucune activité (malade, éducation informelle, etc.).
Ces définitions sont essentiellement statistiques et ne servent pas à établir la limite entre un travail « acceptable » (au vu des conventions internationales) ou non. La convention no 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’emploi de 1973 est le document de référence à ce sujet actuellement Elle distingue un âge minimum général, un âge minimum pour les travaux légers et un autre pour les travaux dangereux. Elle distingue aussi les « pays où les services économiques et d’éducation sont insuffisamment développés » et les autres ; pour les autres pays, l’âge minimum général est de 15 ans ou l’âge de fin de scolarisation obligatoire s’il est plus élevé (14 ans dans ces pays en développement) ; pour
les travaux légers, 13 ans (resp. 12 ans) ; pour les travaux dangereux, 18 ans, voire 16 ans selon certains conditions.
 
voyons les notions de travail léger et travail dangeureux par l'OIT:
138 de l’OIT impose de définir également les travaux « légers » et « dangereux ». D’après cette même convention, un « travail léger » doit être sans danger pour la santé et le développement de l’enfant et ne doit pas l’empêcher d’aller à l’école ou de « bénéficier de sa formation ». C’est ce que l’Unicef appelle childwork (ou « travail conforme aux normes de l’OIT ») : ces travaux sont
souvent bénéfiques pour leur éducation Dans les statistiques, cela est souvent simplifié pour devenir « un travail non dangereux prenant moins de 14 heures par semaine ». Les deux autres catégories de travaux sont les travaux dits dangereux et les « pires formes de travail des enfants » (en anglais : Unconditional worst forms of child labour).
Un « travail dangereux » est de façon générale ce qui peut « compromettre la santé ou la sécurité physique ou morale d’un enfant » ; plus précisément, cela inclut les métiers de la construction, dans les mines, avec certaines machines, au contact de pesticides, de plus de
43 heures par semaine, etc. : la convention OIT no 190 définit ces formes plus précisément, de même que les lois nationales.(source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Travail_des_enfants)
Au vu des différentes définitions de l'enfant, du travail, du travail léger et dangereux, nous pouvons maintenant dire si des enfants travaillent ou pas.
 
Il faut savaoir que le travail des enfants est une réalité au burkina faso. On parle même de trafic des enfants vers les zones urbaines et vers les pays frontaliers. Ces enfants travaillent dans des conditions difficilles voire inhumaines et sont makl rémunérées voire non payés.Ils subissent l'esclavage si le mot n'esd pas fort: mal logés,
nourris, habillés. Les âges des enfants varient mais le plus souvent se sont des mineurs.
 
Les responsables sont souvent des parents des enfants qui travaillent en ville et qui disent avoir besoin d’une aide ménagère ou ce sont les parents eux-mêmes qui livrent leurs enfants à la ville ou à l’aventure dans le but de subvenir aux besoins de la famille. La misère en est souvent la raison utilisée. Mais quelque soit la forme ou la raison employée, les enfants subissent un travail précoce et dangereux.
 
Cependant, il ne faut pas confondre le travail des enfants dans tradition comme le travail au sens de l’OIT. En effet dans habitudes culturelles,
l’enfant ne connaît pas souvent une période d’enfance comme en europe. Il passe de l’enfance à l’adulte sans connaître la phase d’adolescence.
L’enfant est vite initié et intégré dans la société des adultes. Dans ce cas tout travail qu’on lui demande à une valeur d’apprentissage quelque soit la durété de ce travail. Les obstacles rencontrés ou la pénibilité du travail est une leçon que la vie de l’homme est fait d’obstacle, de difficulté et de peines.
Il faut noter que le garçon est vite initié aux travaux champêtres dès son jeune âge mais li s’entraîne selon sa capacité. On reconnaît sa fragilité et par conséquent on ne lui tient pas rigueur dans l’endurance. Il lui est permis de se reposer lorsqu’il est fatigué. La petite fille aussi s’initie aux tâches ménagères. Tout se conçoit comme un apprentissage comme un
enfant que l’on envoie en apprentissage.
 
Ainsi évitons de tomber dans ce cliché que dit qu’en Afrique les enfants travaillent. Il faut faire la part entre les abus du monde moderne et les habitudes culturelles des sociétés traditionnellles ou le travail participe à la socilalisation de l’enfant.
 
NB. Aucun texte au Burkina-Faso n'autorise le travail des enfants selon les définitions de l'OIT et le droit du pays.
 


Tenkodogo barthélemy,
professeur de Technique d'expression
écrite et orale au
LycéeTechnique Amilcar
Cabral(LTAC).
01bp110 Ouagdougou 01,
Sociologue
Membre de TIC-EDUC
tel.(+226)70701936
(+226)78780321.
Burkina Faso







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14.03.2008

le jumpstyle

Le « jumpstyle » appelé plus communément « jump » est un style de musique originaire de Belgique et de Flandre plus précisément . Une nouvelle danse est née : le jumpstyle ! Son nom provient simplement de la façon de danser qui consiste grossièrement à sauter tout en bougeant une jambe puis l'autre de l'avant vers l'arrière et vice versa alors que votre torse va dans le sens opposé de vos jambes en suivant le rythme des basses.
Né au milieu des années 90, c'est un juste mélange entre le hard house et le Gabber. Les mélodies sont moins complexes et les percussions sont très peu présentes à l'exception du charley.
Ce style à vraiment commencé  à s'exporter en dehors des frontières belges et du Nord-Pas-de-Calais qu'à la fin des années 90, entre autre en Espagne dans les compilations Pont Aeri et Xque, puis un peu partout en Europe, popularisé entre autre par de grands dj's belges tels que Dj Furax, Dj Coone ou encore Dj Marcky  !
La Belgique reste encore un des meilleurs endroits pour les amoureux du Jumpstyle. Notons aussi les excellentes boites de nuit hollandaises qui proposent généralement du bon son.
Actuellement, ce style de musique est en très forte expansion notamment grâce à des événements tels que le Reverze, Bassleader, Prepare To Jump, Eternal Bliss, etc ...

 

Voila notre passion à Valérie et Laura .

02.03.2008

moi balayer

 

 

 

                  

                                           MOI BALAYER

C’était au temps du miracle économique en côte d’Ivoire, un jeune homme s’est  fait embauché dans un super marché dans le cadre d’un boulot de vacances.

Au début de sa première journée, le directeur du magasin l’accueille avec un balai et dit :

-Tu vas commencer par balayer toute l’entrée

-Mais…J’ai quand même obtenu une licence à l’université ! Répond le mec, indigné.

-Oh ! Pardon je n’étais pas au courant  dit le directeur.

Allez donne-moi le balai je vais te montrer.

 

 

                                           sam yabre
 

 

convention(suite et fin)

 

 

 

 

                                   TROISIEME PARTIE

 

 

                        CONDITIONS D’EMPLOI

 

ART.9.- Les travailleurs voltaïques bénéficieront des mêmes libertés garanties, droits et avantages que les travailleurs nationaux de la République de Cote d’Ivoire.

 

Ils seront régis par les dispositions légales et règlementaires applicables dans la Républiques de Cote d’Ivoire et le cas échéant par les Conventions Collectives dans la mesure où celles-ci ne seront pas contraires aux dispositions de la présente convention.

 

ART.10.- Les travailleurs seront employés à des travaux agricoles, forestiers, commerciaux ou domestiques dans les conditions prévues par la réglementation du Travail en vigueur dans la République de Cote d’Ivoire.

 

Le travailleur ne pourra être requis de travailler s’il en a été exempté par un médecin agréé.

 

ART.11.-Durée du contrat.- La durée du premier contrat signé par l’employeur et le travailleur sera de six mois de service effectif. La durée des voyages aller et retour sera décomptée en sus.

 

L’exécution du contrat sera suspendue dans le cas prévu par la réglementation du travail.

 

A l’expiration de son contrat, le travailleur pourra, soit retourner en Haute volta, soit passer un nouveau contrat avec le même employeur. Ce nouveau contrat devra être enregistré par l’Office de Main d’œuvre de Cote d’Ivoire qui en transmettra un exemplaire à l’Office de Main d’œuvre de Haute Volta.

 

Toutefois, à l’occasion du renouvellement de son contrat, le travailleur et éventuellement sa famille devront subir aux frais de l’employeur une nouvelle visite médicale.

 

ART.12.- Salaire- le travailleur percevra au moins le salaire minimum interprofessionnel garanti fixé par la réglementation  dans la zone d’emplois.

 

Le paiement du salaire sera effectué chaque mois conformément aux dispositions des articles 99 et 101 du travail.

 

Le travailleur sera rémunéré selon les termes du contrat de la date de son embarquement en haute Volta à la date de son rapatriement.

 

ART.13.-Epargne-.Sur la demande du travailleur formulé lors de la signature de son contrat, une partie de son salaire, s’élevant à 1000 frcs par mois, sera versée mensuellement par l’employeur à un livret de la caisse d’épargne de la République de Haute Volta ouvert à son nom. L’office de main d’œuvre de Haute Volta assurera le contrôle de la régularité des versements.

 

 

ART.14.- Nourriture.- le travailleur dont la   nourriture sera fournie par l’employeur percevra une ration journalière minimum de :

 

-         20 litres d’eau

-         600 grammes de riz ou 1400 grammes de manioc ou 1400 grammes de patates ou 1400 grammes d’ignames ou 1400 grammes de tarots.

-         250 grammes de poisson séché ou 450 grammes de poisson  frais ou 250 grammes de viandes avec os.

-         20 grammes de sel.

-         Une quantité suffisante de légumes ou de fruits (800 gr. De bananes ou plantain).

-         40 grammes d’huile végétale ou 150 grammes d’arachides en coques.

 

La contre-valeur de cette ration qui pourra être retenue par l’employeur sur le salaire du travail est estimée correspondre au montant de deux heures et demi de travail ré murés sur la base du salaire minimum interprofessionnel garanti de la zone d’emploi.

 

Cette raison devra être aussi variée que possible. En effet particulier la portion de riz sera servie au minimum trois fois par semaine.

 

ART.15.- Logement.- le logement des travailleurs correspondra aux règles d’hygiène et de confort définies par la réglementation.

 

La contre- valeur qui pourra être retenue alors par l’employeur sur le salaire du travailleur est estimé correspondre à la valeur d’une demi-heure de travail rémunérée sur la base du salaire minimum interprofessionnel garanti de travail de la zone d’emploi.

 

Les conditions suivantes relatives au logement devront être notamment respectées :

-         le sol sera dur.

-         les murs et la toiture étanches.

-         L’aération assurée par deux portes opposées ou une porte et une fenêtre.

-         Les travailleurs célibataires seront logés par groupe de six au maximum dans des pièces d’un cubage de 14 m3 au moins par occupant.

-         Les ménages recevront des cases séparées.

-         Si deux ménages logent dans une même case, une séparation sera assurée entre les deux logements.

-         Chaque travailleur ainsi que chaque membre de sa famille sera pourvu d’un lit ou d’un bat-flanc surélevé.

 

ART.16.- Avantages en nature. Terre de culture.

-L’employeur, lorsque le travailleur le demandera et que les superficies disponibles le permettront, mettra à la disposition des travailleurs des terrains pour les cultures vivrières à raison d’un are par travailleur et quel soit le nombre de travailleurs.

 

-Savon- l’employeur attribuera chaque mois à chaque travailleur ainsi qu’à chaque membre de sa famille 1000 grammes de savon.

 

-Natte-Couverture-. A leur arrivée au lieu d’emploi, l’employeur remettra au travailleur ainsi qu’à membre de sa famille, une natte neuve, souple et de bonne qualité, qui sera remplacée tous les six mois ; une couverture de dimensions convenables et d’un poids minimum de 800 grammes.

 

Soins médicaux.- l’employeur devra assurer à ses frais, au travailleur et à sa famille les soins médicaux et pharmaceutiques tels qu’ils sont définis par la réglementation en vigueur ainsi que l’hospitalisation éventuelle jusqu’à rapatriement du travailleur.

 

Le travailleur malade recevra sa ration alimentaire normale.

 

ART.17.-Accidents du travail.- L’employé devra être assuré obligatoirement contre tous risques provenant des accidents de travail et des maladies professionnelles conformément à la réglementation en vigueur dans la République de Cote d’Ivoire.

 

ART.18.- Durée du travail.- La durée hebdomadaire du travail dans les Entreprises Agricoles et Forestières étant de quarante huit heures l’amplitude normale de la journée de travail est fixée à 8 heures et ne pourra en aucun cas excéder 10 heures, heures supplémentaires comprises.

 

Si le travail est effectué à la tâche, l’Inspecteurs Régional du Travail de » la Côte d’Ivoire fixera, en cas de contestation entre employeur et travailleur, les normes correspondant à 8 heures de travail effectif.

 

ART.19.- Heures supplémentaires.- Les heures supplémentaires donnent droit à une majoration de salaire de :

-25% si elles sont effectuées de jour et en semaine

-50% si elles sont effectuées de nuit ou le jour du repos hebdomadaire.

-50% si elles sont effectuées les jours fériés.

 

 

 

                       QUATRIEME PARTIE

 

PROTECTION DES TRAVAILLEURS ET  CONTROLE DES   CONDITIONS DE TRAVAIL

 

ART.20- Le Délégué du Gouvernement de la République de Haute Volta en Côte d’Ivoire, sera informé dans les huit jours de toutes poursuite judiciaire engagée à l’occasion de tout conflit où est impliqué un travailleur Voltaïque.

 

Il sera informé de toute la procédure ultérieure.

 

ART.21.- Le ministre du Travail de la République de Haute Volta ou ses représentants pourront se rendre en Côte d’ Ivoire en mission auprès des         autorités compétentes afin de s’assure des conditions d’emploi des travailleurs Voltaïques.

 

De son coté le gouvernement de la Côte d’ Ivoire pourra envoyer en Haute Volta en mission temporaire ou permanente toute personne qu’il désignera pour s’informer des conditions d’engagement des travailleurs.

 

 

 

                    CINQUIEME PARTIE

 

         DISPOSITIONS COMPLEMENTAIRES

 

 

ART.22.- Toute contestation qui pourra s’élever entre les paries contractantes sur l’interprétation des termes de la présente convention fera l’objet d’une discussion entre les deux Gouvernements.

 

ART.23.- Une somme de 1.500 francs CFA par travailleur Voltaïque engagé sera versée à la République de Côte d’ Ivoire pour couvrir les frais d’engagement, d’hébergement jusqu’ au moment du départ, de transport jusqu’au lieu d’embarquement, de visites médicales et de vaccination, de constitution de dossiers des travailleurs.

 

Une somme de 1000 francs sera versée pour chaque femme de travailleur qui l’accompagne sans contrat de travail.

 

 

ART.24.- La présente convention entrera en vigueur le neuf Mars mil neuf cent soixante pour une durée indéterminée.

 

Elle pourra toute fois être dénoncée sur préavis écrit de l’une des deux parties contractants donné six mois à l’avance.

 

Elle pourra également être modifiée à tout moment par accord entre les deux gouvernements.

 

 

 

                    FAIT À BOBO DIOULASSO LE NEUF MARS 1960.

 

LE PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE DE CÖTE D’IVOIRE

                               FELIX HOUPHOUET-BOIGNY

 

         LE MINISTRE DU TRAVAIL DE LA REPUBLIQUE DE CÖTE D’IVOIRE

                                           CAMILLE GRIS

 

 

 

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE HAUTE VOLTA

                                                                                          PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES

                                                                                                         MAURICE YAMEOGO

 

 

LE MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES, DE L’HABITAT ET DU TRAVAIL

DE LA REPUBLIQUE DE HAUTE VOLTA

                               MAXIME OUEDRAOGO.

 

 

 

 

 

 

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