27.02.2008
CONVENTION
CE DOCUMENT EST UN TEMOIGNAGE SUR LE LIEN HISTORIQUE ENTRE LE BURKINA FASO ET LA COTE D'IVOIRE.L'IMMIGRATION A ETE PRATIQUEE DE FACON ORGANISEE.LES TEXTES QUI LE REGISSENT SONT TOUJOURS EN VIGUEUR, VESTIGE D'UN LEG COLONIAL.LA CONVENTIONACINQ PARTIES QUE NOUS VOUS FERONS PARTAGER.
CONVENTION
Relative
Aux conditions d’engagement et d’emploi
Des travailleurs voltaïques
En COTE D’IVOIRE
DISPOSITIONS GENERALES
Article premier. -Le Gouvernement de la république de Haute Volta s’engage à permettre le recrutement dans son territoire des travailleurs désireux d’occuper un emploi sur le territoire de la République de la Cote d’Ivoire.
Le recrutement et l’engagement de ces travailleurs seront assurés par les soins de l’Office de Main d’œuvre de la République de la Haute Volta en liaison avec les Offices de Main d’œuvre de la République de Cote d’Ivoire.
Un contrat dont le modèle est annexé à la présente convention sera obligatoirement établi pour chacun des travailleurs migrants.
PREMIERE PARTIE
CONDITIONS D’ENGAGEMENT
ART2.- Tout employeur ivoirien désireux de s’assure les services des travailleurs Voltaïques devra adresser une demande écrite à l’Office de Main d’œuvre de la Cote d’ivoire indiquant le nombre et la qualification professionnelle des travailleurs qu’il entend engager conformément aux stipulations de la présente convention
L’Office de la Main d’œuvre de Cote d’Ivoire groupera les demandes des employeurs par région et les transmettra à l’Office de Main d’œuvre de la Haute Volta.
ART 3.- Formation du contrat. La demande de d’introduction de travailleurs Voltaïques émanant de l’employeur constituera mandat de conclure en son nom le contrat de travail qui sera effectivement établi par l’office de main d’œuvre de la République de Haute Volta.
Les contrats établis par l’Office de main d’œuvre de Haute Volta porteront tous les renseignements concernant l’identité et l’empreinte des pouces à défaut de signature.
L’employeur pourra éventuellement demandé à l’Office de Main d’œuvre de Haute Volta d’engager tel ou tel travailleur de sa connaissance.
Les contrats seront établis en quatre exemplaires destinés à l’employeur et au travailleur et à chacun des Offices de Main d’œuvre des deux Etats.
ART 4. Examen Médical et de Vaccination.- Avant la signature de contrat, l’Office de Main d’œuvre de Haute Volta fera obligatoirement examiné chaque travailleur par un médecin agrée
Chaque travailleur et éventuellement sa famille recevra les vaccinations réglementaires antivariolique et anti-amaryle. A leur retour en Haute Volta, ils subiront une visite médicale complète.
ART 5.- Age- Les travailleurs engagé devront avoir atteint l’âge de 18 ans.
DEUXIEME PARTIE
TRANSPORTS DES TRAVAILLEURS ET DE LEURS FAMILLES
ART.6. Transport des Familles. Les travailleurs pourront être accompagnés de leurs familles ou rejoints par elle sous réserve de n’amener que deux épouses au maximum et que leurs enfants n’aient pas dépassés l’âges de 16 ans.
ART .7.- Frais de Transport et d’Hébergement.- Les frais de transport et d’hébergement du travailleur et le cas échéant de sa famille seront à la charge de l’Office de Main d’œuvre de la Haute Volta du lieu d’engagement au lieu d’embarquement par air, route, ou voie ferrée. Ils seront à la charge de l’employeur depuis l’embarquement jusqu’à de travail (l’arrivée dans le pays hôte).
Le travailleur aura droit au rapatriement en Haute Volta dans Cercle d’origine à l’expiration de son contrat. Le coût de son rapatriement et éventuellement celui de sa famille seront à la charge de l’employeur du lieu d’embarquement au lieu de recrutement, sauf au cas où le contrat aurait été rompu par l’employeur du fait de la faute lourde du travailleur ou du motif légitime par le travailleur. Celui-ci sera requis d’assumer ses propres frais de rapatriement et éventuellement ceux de la famille proportionnellement à son temps de service.
La famille du travailleur sera rapatriée en même temps que lui, ou, en cas de décès, dans un délai de 60 jours.
ART.8.- Conditions de transport.- Les gouvernements intéressés s’engagent à rendre toutes mesures pour que les moyens de transport de toute nature mis à la disposition des travailleurs et de leur famille présente toute garantie d’hygiène et de sécurité conformes à la dignité de la personne.
18:56 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2008
Un point final apporté à l'un des poèmes interactifs
Distance, une bête féroce apprivoisée.
Toi qui es si loin et qui me hante tous les jours,
A travers tes photos j’imagine ton visage,
Je voudrais une boussole pour venir à toi.
Hurah ! Le français est notre passerelle.
Telles les racines d’un rhizome, la langue fortifie
D’année en année nos rencontres.
Comment apprivoiser la distance ?
Cette bête féroce qui me met en palabre avec le monde.
Nous ne manquerons pas de tact pour l'affronter,
Ainsi, s'attabler, nous pourrons le faire sans fin,
Et ce jour sera alors marqué comme jubilatoire
Dans nos mémoires.
Par Létizia, Julie et Noémie et leurs correspondants africains.
11:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les mots de la rencontre
Rhizome? Jubilatoire? Adoptons un niveau de langue soutenu ! Au moins le temps d'un concours faisant honneur à la langue française...
Apprivoiser:
Rendre moins sauvage, domestiquer(pour un animal).
Rendre plus sociable, plus docile(pour une perssonne)
Jubilatoire:
Qui provoque la jubilation. (Jubilation:joie intense et expansive)
Palabre:
Discussion, conversation longue et oiseuse.
Passerelle:
Pont souvent etroit reservé aux piétons.
Théatre/cinéma: support des projecteurs,à la partie supérieure d'une scène.
Rhizome:
Tige souteraine vivante, souvent horizontale,émettant chaque année des racines et des tiges aériennes
S'attabler:
S'asseoir à une table (pour manger, travailler)
Tact:
Sensation produite par le contact metallique d'un objet avec la peau.
sentiment délicat de la mesure, des nuances, des convenances dans les relations avec autrui.
...une recherche effectuée pour vous par Mickaël et tapée par Laura.
11:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2008
Coutumes et traditions
COUTUMES ET TRADITIONS
En Afrique les coutumes et les traditions occupent une place importante dans la vie d’une communauté. C’est un lien entre les vivants et les morts. Les morts sont le lien entre les vivants et Dieu. Dieu étant inaccessible pour les simples mortels et étant omniscient et omniprésent, la communauté voit alors sur chacune des créatures sa présence. N’est-il pas dans le vent, dans la pierre, dans l’eau, dans le feu purificateur, dans l’animal. Pour comprendre les rites et les sacrifices offerts aux divinités, il faut accepter que Dieu soit partout, en chacune de ses créatures.
Au Burkina-Faso, les animaux occupent une place importante la cosmogonie sociale.
Bobo-dioulasso, la capitale économique située à l’ouest du Burkina, il y a des silures sacrés. Ces silures sont nourris par la communauté bobo. Il est formellement interdit de les tuer sous peine de voir un malheur frapper la communauté. Si un silure venait à mourir, il semblerait que cela annonce la mort d’une personne âgée. Les rites d’enterrement est identique à celui d’un être humain. Selon les dires c’est les esprits des mânes qui s’incarnent dans les silures. Il y a un lien existentiel entre les silures et la communauté.

A Sabou, une commune rurale située sur l’axe Ouagadougou Bobo, à 87 km de Ouagadougou et à 27 km de Koudougou, existent des crocodiles sacrés. Ses crocodiles sont nourris par la communauté. Les visiteurs peuvent les toucher ou s’asseoir sur eux. Ils n’attaquent jamais un du clan Si cela arrive, c’est qu’il y a une signification. La mort d’un des sauriens annonce aussi une mauvaise nouvelle. Les rites d’enterrement des crocodiles obéissent aussi aux mêmes règles que ceux des humains.

Yatenga, ville située au nord de Ouagadougou à 180km, vivent une communauté (précisément à Sèguènéga 60 km de Ouahigouya), les Belem, qui ont pour génie protecteur des serpents. Les serpents vivent dans la communauté et ne font aucun mal à mois que l’on piétine leur queue. Quand cela arrive, il suffit de laver la morsure à la rivière sacrée des serpents et la guérison est immédiate. Les serpents de toutes espèces, mesurant parfois plus 10m, se nourrissent de poulets, de chèvres, de moutons prélevées dans les troupeaux des villageois.
Lorsqu’un serpent attrape un poulet et que le propriétaire manifeste sa désapprobation, même si le serpent avait déjà avalé sa proie, il l’a vomi. Aucun pardon n’amènera le serpent à reprendre ce qu’il a rejeté.
Les origines des serpents comme fétiche reste mystérieuse. Les détenteurs du fétiche refusent toute explication. C’est le plus âgé de la communauté qui est responsable du fétiche. Le fétiche est appelé Waafo (serpent en langue moré). Le fétiche se trouve dans un sac et il semblerait que personne ne l’a vu et ceux qui ont voulu satisfaire leur curiosité l’ont payé de leur vie. Chaque fois que le sac qui contient le fétiche est usé, on le transfère dans un sac neuf. A ce jour on estime plus de 1200 le nombre de sacs utilisés. 
C’est un serpent devant les vieux qui sont chargés des fétiches.

Chez nous, il y a ce qu’on appelle les parentés à plaisanterie. C’est un système qui est instauré entre de communauté. On peut se dire tout même s’injurier, mais on ne se frappe pas. C’est comme un combat où tous les coups sont permis, seulement dans ce cas même si les propos sont blessants, on ne peut que se taire. Cela permet d’exorciser les démons des conflits. Alors, voilà qu’un serpent attrape le poulet de l’agent des eaux et forêt en poste dans la zone, et comme il est un parent à plaisanterie avec les Belem, il dit au serpent si tu ne laisses pas mon poulet, je te convoque à la gendarmerie. Il semblerait que le serpent lâcha sa prise. Il vient chez l’agent mais poulets.
C’est l’antre des serpents.
Il semblerait qu’un serpent fut blessé à mort par un véhicule qui prit la fuite. Le serpent se traîna sur une distance de 5 km. Ne tenant plus et se sentant mourir, il tourna sa tête vers l’est. Selon les vieux, la direction de la tête indique d’où vient le coupable. En effet quelque jour plutard des nouvelles d’un chauffeur qui est mort d’un accident parvint au village. Tuer un serpent ne reste pas impuni, même si l’on fuit. Il est préférable de signaler sa faute afin que des sacrifices soient faits pour conjurer le malheur.
Un autre fait, toute femme étrangère qui traverse le village en étant enceint se doit de revenir après son accouchement faire des rites sous peine de voir son enfant paralysé. Il en est de même pour une femme en menstrues.


SOURCE: SIDWAYA DU 1 02 08
08:00 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.02.2008
RENCONTRE
Létizia, Julie et Noémie ont rédigé celui-ci :
Toi qui es si loin et qui me hante tous les jours,
A travers tes photos j’imagine ton visage,
Je voudrais une boussole pour venir à toi.
Hurah ! Le français est notre passerelle.
Telles les racines d’un rhizome, la langue fortifie
D’année en année nos rencontres.
Comment apprivoiser la distance ?
Cette bête féroce qui me met en palabre avec le monde.
A suivre....
Merryl, Kévin et Mickaël ont écrit ces trois vers :
Entre toi et moi une terre qui nous sépare.
Juste une passerelle qui relie nos pays.
S’attabler tous ensemble serait un de nos rêves.
Ton visage, je l’aperçois par la langue française.
Elle est la boussole qui me conduira vers toi.
Ne te met pas en palabre contre l’éloignement,
Bientôt, nous réussirons à l’apprivoiser.
Sandra, un peu aidée par Nydia, a composé ceux-là :
A suivre...
Un beau jour j’aimerais voir ton visage
Lorsque je parle avec toi le monde devient jubilatoire
J’espère pouvoir t’apprivoiser, nous pourrions nous aimer
De jour en jour comme le rhizome,
Mon amour, ma boussole, augmente à ton égard.
Regarde, la langue est notre passerelle unique,
Abolissant la distance, notre ennemie actuelle.
Avec tact, nous ne ferons pas de palabre contre elle,
Car dans un avenir très proche, s’attabler pour savourer la vie,
Sera notre unique tâche toute notre existence.
11:42 Publié dans POEME | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2008
LE BILLET DE SORTIE.
Le billet de sortie
Bonjour M. le surveillant, j’ai besoin d’un billet de sortie pour rester auprès de ma mère qui vient d’avoir un bébé dit Papou.
-Tu es déjà de retour de l’école.
-Oui maman.
-Et pourquoi ci tôt.
J’ai dit au surveillant maman, que tu as eu un bébé et il m’a donné une semaine de congés.
-Mais ! Papou j’en ai eu deux dit la mère à son fils.
-Maman la semaine prochaine je lui dirai que tu as eu encore un autre bébé et il fera la même chose.
23:55 Publié dans histoires drôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
POEMES INTERACTIFS
Bonjour, chers élèves burkinabè, et bravo pour vos beaux écrits littéraires !!!!
Nous aussi nous avons écrit des choses.
Voici quelques débuts de poèmes: ils sont écrits avec 3 des 10 mots proposés pour le concours.
Voulez-vous les continuer à votre façon ? choisissez celui qui vous plaît (certains sont dans les commentaires), rajoutez 3 vers en utilisant 3 nouveaux mots de la liste.
Renvoyez-nous ces poèmes communs, nous les continuerons et ainsi de suite...
Pauline et Mélanie ont écrit ce début de poème :
Toi l’inconnu qui vient du Burkina Faso
Une passerelle est là entre nos pays
Nous allons pouvoir apercevoir nos visages
… (à suivre)
Létizia, Julie et Noémie ont rédigé celui-ci :
Toi qui es si loin et qui me hante tous les jours,
A travers tes photos j’imagine ton visage,
Je voudrais une boussole pour venir à toi.
… (à suivre)
Merryl, Kévin et Mickaël ont écrit ces trois vers :
Entre toi et moi une terre qui nous sépare.
Juste une passerelle qui relie nos pays.
S’attabler tous ensemble serait un de nos rêves.
...(à suivre)
Sandra, un peu aidée par Nydia, a composé ceux-là :
Un beau jour j’aimerais voir ton visage
Lorsque je parle avec toi le monde devient jubilatoire
J’espère pouvoir t’apprivoiser, nous pourrions nous aimer
… ( à suivre)
19:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


