26.12.2007

VOEUX

 

                                       salut,

 nous sommes à l'orée de la nouvelle année 2008, je souhaite à tous les visiteurs de ce blog et aux blogueurs une bonne et heureuse fête. Que l'année de 2008 soit celle du succès, de la joie, de la prospérité et une lumière pour tous ceux qui ont souffert tout au long de l'année 2007.

17.12.2007

histoire coloniale et post-coloniale du Burkina-Faso

ces textes sont tirés du site gouvernemental du burkina-faso. www.primature.gov

 

 

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La préhistoire et ses prolongements dans les temps historiques

[Présentation] [Images]


 

Présentation

Plusieurs découvertes de preuves de culture matérielle ont été faites à travers le pays, mais elles ne sont pas toutes datées avec précisions, et les prospections sont encore très limitées à travers le territoire.

Il y a 12 000 à 5 000 ans BP, vivaient des chasseurs cueilleurs au Nord Ouest du Burkina Faso ; des outils très anciens composés de racloirs, de grattoirs, de pointes et de burins, découverts en 1973 par A. BASSEY sur le site du RIM, attestent de cette existence assez reculée.

Vers 3 600 et 2 600 BP, les ancêtres connus des burkinabè se sédentarisent. Il s’agirait des hommes du néolithique  qui commencent à pratiquer l’agriculture. Des traces de construction sur le sol suggère une implantation plus ou moins longue.

Entre 1 500 et 1 000 BP, les ancêtres connus des burkinbè amorcent leur révolution spirituelle et technologique : des témoignages de préoccupations spirituelles apparaissent à travers des restes d’inhumations auxquelles sont associés des objets en pierre polie. Ces hommes utilisaient des objets en fer et de la céramique en guise d’ustensil.

D’autres régions du Burkina Faso ont livré des traces de cultures humaines : site de Sindou au sud-ouest et de la mare d’Oursi dans le nord.

Au tout début du premier millénaire s’amorce la phase de transition vers le temps historiques, où l’on situe les peuples actuels du pays. Dans la région du centre-nord du nord et du nord-ouest de nombreux vestiges découvertes sont attribués aux  Dogons qui ont quitté la région entre le XV et XVI siècle de notre ère pour se regrouper dans les falaises de Bandiagara où ils constituent une communauté très connue des historiens.                                                                            

Des restes de murailles sont localisées dans le Sud-Ouest du Burkina (Loropéni, Gaoua) et en Côte d'Ivoire. Depuis le début du siècle, des spéculations sont faites autour des éventuels propriétaires de ruines qui furent identifiés tour à tour comme étant des population étrangères au continent : arabes, Phéniciens, Egyptiens, Hollandais, Portugais ; ensuite aux koulango qui ont précédés les   Gan et les Lobi-Dagara, dans la région. Les dernières hypothèses attribuent aux Lobi, la paternité des ruines. Mais les techniques utilisées et les datations n’autorisent pas des conclusions définitives.

 


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Images                                                                             

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Métallurgie ancienne du fer. Kiene, dans la région
de Bobo Dioulasso
, à l'Ouest du Burkina Faso.
Fourneau
(photo Laboratoire d'Archéologie. J B Kiethéga)

 

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Métallurgie ancienne du fer. Haut fourneau
Kain au Nord du Yatenga
(Photo laboratoire d'archéologie de l'université de ouagadougou)

 

 

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Jarre d'inhumation dans la région de Gandafabou , département de Déou dans l'Oudalan.Xe au XIIe siècle (Photo: Laboratoire d'Archéologie.Koté Lassina)

 

 

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           Haches Polies de la région de Gandafabou,
département de Déou dans l'Oudalan

(photo Laboratoire d'Archéologie.Koté Lassina)

 

 

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Au nord région qui s'étend du sud d'Arbinda avec le Mali et le Niger actuels. Traces d'occupation datée du Paléolithique Moyen.Figure un Contenu à Dos abattu sans cortex et entièrement retouché Il dégage en sa partie proximale un pédoncule de préhension d'emmenchement. (Auteur: MILLOGO KALO)

 

 

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Sud-Est du Burkina Yobri Lamelle retouchée (industrie Lithique) Région jadis habitée par les Tankamba.Aujourd'hui établie au nord du BENIN (Auteur: MILLOGO KALO)

 

 

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Région sud-Ouest et ouest du Burkina (Kwé Kwé Ra) Pointe de Kwé Kwé Ra non datée

 

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Ruine Lobi de Loropéni au Poni: le mystère des constructions monumentales au  Sud-Ouest du Burkina Faso
(Laboratoire d'Archéologie. Koté Lassina)

 

 

 

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L’histoire précoloniale

[La période des anciens] [La phase d’émergence de systèmes sociaux à formations politiques étatiques]


La période des anciens

Cette période est historiquement nébuleuse, parce que les données connues sont parcellaires et rares, et aussi parcequ'elles n’ont pas fait l’objet de preuves écrites contemporaines. Elle s’étale de la fin de la préhistoire jusqu’au XIIè siècle.

Mais, c’est pendant cette période que se sont développées les cultures matérielles, preuves d’une civilisation élaborée que l’on attribue à des groupes qualifiés d’anciens à cause de leur fixation très ancienne par rapport aux peuples actuels.

De plus, l’examen pointu des traditions orales permettent de distinguer, selon l’antériorité de la fixation, des peuples qui se sont établis avant le XIIè siècle.

Il s’agit de sédentaires et de pasteurs qui étaient organisés en système sociaux autonomes. Leur tradition ne leur reconnaît pas la création de grands ensembles, mais leur attribue des origines et/ou suggère parfois leur provenance.

Selon la répartition géographique on trouve :

  • A l’Ouest, les Bobos qui seraient arrivés par vagues successives entre le X et le XII siècle. Leurs foyers originels se situeraient aux confins du Mali actuel et / ou de la Guinée actuelle. Ils sont apparentés aux Bwaba, souvent par les patronimes et partagent aussi parfois les mêmes traditions orales.
  • Plus à l’Ouest, il y a les Sénoufos que l’on trouve de part et d’autres, dans     les régions du Mali et de la Côté d’Ivoire actuelle.
  • Au centre : il y a des peuplements très anciens constitués de Nonyoosé ou Nioniossé, les Ninsi qui très tôt ont perdu leur véritable autonomie d’organisation; Ils seraient apparentés aux Samo.

Des  groupes sociaux  ont gardé leur autonomie d’organisation jusqu’à la veille de la colonisation :

  • Il s'agit des différentes composantes sociales appelées Gourounsi. On les trouve également au Centre Ouest et au Sud : Lyélà, Ko, Kassena, Nakana, Puguli, Kussace, Nuna, Sissala. Ces deux dernières composantes sont beaucoup plus représentées au Ghana actuel.
  • Au Centre–Est et au Sud se trouve les Bissa ou Boussancé d'origine mandé.
  • Au Nord-Ouest : les Dogons qui constituaient un des peuples les plus anciennement connus. Ce peuple a fait l’objet et d’une forte migration à partir du XII siècle et se sont réfugiés, en grandes parties dans les falaises de Bandiagara (Mali actuel). Dans cette région, on distingue également les Kurumba comme ancien peuplement.

Ces groupes se distinguaient par des langues spécifiques ; leurs rapports avec les divinités de la nature étaient très vivaces. Nombre d’entre eux avaient un esprit très indépendant. Ils ne vivaient pas totalement en autarcie, leurs territoires étaient traversés par des routes commerciales qui mettaient les populations en relation. Certaines ont créé des relations de parentée à plaisanterie connue chez les Gourounssi et les Bissa. Des échanges basés notamment sur les animaux, les céréales, l’or, les épices et les étoffes  étaient pratiqués.

 


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La phase d’émergence de systèmes sociaux à formation politiques étatique

Elle s'étale du XII au XVIIè siècle. Ce fut une période de grandes migrations, et surtout de bouleversement politiques sur lesquels se fondent les traditions majeures actuelles.

Les Moosé ou Mossi                               

Nous avons des traces écrites sur l’histoire des moosé grâce aux sources Arabes : Ta'rikh-al sûdãn et Ta’rîh-al fattãsh. Ils nous renseignent sur des groupes  mosse qui au XIIIè siècle ne s’étaient pas encore fixé sur le territoire actuel du Burkina Faso, et par conséquence, il ne s’agissait pas encore des formations étatiques actuels. Mais ces phases furent décisives dans la formation des royaumes moosé à cause de la nature guerrière et conquérante des moosé décrits dans les ta’rik.

Certaines traditions font remonter l’histoire des entités moosé actuelles au XIIè siècle, mais les travaux des historiens situent cette histoire au XVè siècle.

Entre le XV è et le XVIIè siècle les conquérants moosé dont la dernière origine connue se situe dans l’actuel Ghana, créérent des royaumes solides et historiquement établis.

OUEDRAOGO (qui veut dire Etalon), fils de Yennega constitue un symbole et toute l’histoire de la génèse des royaume mossi actuel. Cet ancêtre des moosé serait le fruit de l’alliance entre Yennega, la princesse guerrière du Dagomba et de Rialé un prince d’origine mandé venu au secours de yennega dont le cheval s’était emballé. Le fruit de leur alliance donna Ouédraogo en témoignage de l’étalon qui avait conduit Yennega vers Rialé.

OUEDRAOGO règna sur Tenkodogo, le plus ancien des royaumes établis au Burkina actuel. Zoungrana consolida ce royaume. Wubri, dans la lignée fut le plus grand conquérant: il constitua le royaume le plus central, Ouagadougou . Progressivement, les moosé occupent toute la zone centrale de l’actuelle Burkina Faso soumettent et/ou assimilent les peuples qui y vivaient. La limite occidentale du territoire moosé se fixe jusque dans les bordures du Mouhoun actuel (ancienne Volta noire).

La progression s'est poursuivie jusqu’au Nord où fut fondé le Yatenga.

Les frontières du moogho se stabilisent alors vers le XVIIè siècle jusqu’à la veille de la colonisation française.

Les Gulmanceba ou gourmantché

Plus à l’Est, entre le XVè et le XVIè siècle, les royaumes Gulmanceba ou gourmantché se développèrent avec l’arrivée des conquérants appelés Burcimba  qui imposèrent progressivement un type de pouvoir centralisé aux anciens occupant appélés tindano. A l’opposé des moosé qui imposèrent leur langue aux anciens occupants, les conquérants Burcimba adoptèrent la langue de leurs prédécesseurs.

Dans cette zone vivaient également les Tankamba établis aujourd'hui au Nord du Bénin.

L’ancêtre mythique le plus connu des gulmanceba est Jaba Lompo que certains historiens rattachent à la lignée des conquérants mossé.

Progressivement, les gulmanceba occupent  l’Est du Burkina actuel soit une (1) superficie de 50 000 km2. On les retrouve également dans l’actuel Niger et au Bénin.

Les Fulsé, les Marka ou Dafing, les Yarcés, les Bobo-Diula, les Diula

Du XVè au XVIè siècle toujours arrivent d’autres batisseurs d’Etat et de villes : les Fulsé, les Marka ou Dafing, les Yarcés, les Bobo-Diula, les Diula. Ces trois derniers groupes sont de grands batisseurs de villes et structurent le commerce en diffusant parfois l'Islam.

Au Nord, domaine du sahel, les Fulfuldé (Peuls), créent des principautés : Royaume du Djelgodji.On trouve aussi les Sonrhaï. Certains forment des colonies de peuplement en Pays moosé où onleur atttribue le nom de Maranse.

Les dernières vagues

Entre le XVIII et le XIXè sècle, la mise en place des peuples de l’actuel Burkina Faso se poursuit. Mais, il ne s’agit pas d’une phase migratoire caractérisé uniquement par la construction de formation étatique.

Dans le Sud-Ouest, les dernières grandes vagues de migrations précoloniales sont constituées par les groupes Lobi-Dagara venant de l'actuel Ghana. Ces groupes sont jaloux de leur organisation sociale non hiérarchisée et réussissent à les préserver jusqu'à la veille de la colonisation. C'est à cette période qu'arrivent également les Gouin et les Turka.

Au XVIIIè siècle, les Wattara de Kong (foyer actuellement en Côte d'Ivoire) tentent de fonder le royaume du Gwiriko dans l'Ouest du Burkina.

Un royaume plus réduit, le Kénédougou tente de prendre la relève au début du XIXè siècle (1825), mais la résistance des peuples hostiles à la centralisation et surtout la colonisation mirent fin à cette entreprise à la fin du siècle.

Synthèse

En résumé, la mise en place des peuples du Burkina Faso n’autorise pas une classification à partir des entités administratives créés par la colonisation. Les principaux courants migratoires selon leur dernière étape de transition, viennent essentiellement du Mali actuel, du Ghana actuel et de la Côte d'Ivoire actuelle.

Les langues parlées par ces groupes sociaux ne correspondent pas non plus aux origines. Ce qui constituent pour le Burkina Faso, sur le plan des traditions, un exemple de synthèse, et une forte tradition d’intégration, et d’innovation culturelle.

La diversité des groupes sociaux est beaucoup plus marquée à l’Ouest et au Sud-Ouest où cohabitent des populations à système social historiquement communautaire, même si on note quelques formations étatiques pendant des périodes historiques courtes. Elles n’ont pas pu se consolider sur la longue durée.

Au centre par contre, l’homogéneité était plus prononcée et les systèmes sociaux historiquement plus hiérarchisés, ce qui est essentiellement imputable aux mossé.

A proximité d’autres groupes sociaux historiques ont gardé leur autonomie indentitaire, mais ont progressivement adopté le modèle hiérarchisé (Bissa); d’autres par contre y sont restés refractaires (composantes Gourounsi).

A l’est également l’homogéneité est prononcé à cause des Gulmancéba qui ont adoptés un système social historiquement hiérarchisé.

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 La période coloniale : 1895 – 1919

[Introduction][Choc colonial l][Constitution et   blocage][Traversée du désert][Renaissance et marche vers l'indépendance]


Introduction

L’histoire de la constitution de la colonie de Haute Volta est indissociable de celle du fonctionnement du gouvernement général de l’AOF. En effet, à la création du gouvernement général de l’AOF en 1895, la majeure partie des peuples de l’actuel Burkina Faso gardait leur souveraineté.

Le gouvernement général coordonna la conquête et l’organisation administrative.

En 1904, le gouvernement général de l’AOF fut réorganisée et dotée d’un budget autonome. Une réorganisation territoriale fut opérée par la suite, qui aboutit à la création d’une vaste colonie appelée Haut-Sénégal et Niger, au sein de laquelle fut intégrée la zone de l’actuel Burkina Faso.

Pendant la Première Guerre Mondiale, de nombreuses révoltes éclatèrent ça et là, notamment autour de la boucle du Mouhoun, (ancienne Volta Blanche). Les plus mémorables se déroulèrent en 1915 – 1916.

L’histoire coloniale de l’actuel Burkina Faso n’est pas dissociable de celle des pays qui ont subi la domination Européenne du XIXè – XXè siècle, toutefois, on peut relever des spécificités qui donnent une certaine originalité à cette histoire.

Le cadre territorial constituant l’actuel Burkina Faso s’est tardivement fixé. Il a fallu attendre 1947 pour que les incertitudes prennent fin. Cela a eu des conséquences sur son évolution politique et économique.

Sur le plan politique, l’évolution de la Haute-Volta resta liée aux grandes étapes de l’orientation de la politique coloniale française. L’émergence d’une élite politique dans un cadre organisé moderne se fit après la seconde guerre mondiale à propos des revendications visant la reconstitution du territoire. La vie politique fut très tumultueuse entre 1956 et 1958 ou enfin le RDA s’impose en Haute-Volta.

Les grandes étapes chronologiques de l’histoire coloniale du Burkina Faso découlent du repérage des phénomènes et faits donnant une profondeur historique et une signification originale à l’évolution du territoire. Ce repérage tient compte à la fois de la naissance de nouvelles formes de relations avec l’extérieur : défi face à la conquête et à l’occupation ; la nouvelle organisation administrative et surtout territoriale conséquence lointaine de la formation d’une nouvelle nation en construction.

Il n'en demeure pas moins que les survivances précoloniales restent fondamentales dans l’affirmation de l’identité nationale, et que pour donner un contenu culturel à la nation, l’héritage précolonial est incontournable. Quatre grandes périodes ont rythmé l’évolution de la Haute Volta coloniale :

  • le choc colonial, conquêtes et résistances face à l’installation coloniale, (1895 – 1919).
  • La constitution et le blocage, (1919 – 1932)
  • La traversée du désert ou le démembrement, (1932 – 1947)
  • La renaissance et la marche vers l’indépendance (1947 – 1960).  

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Le choc colonial : conquêtes, résistances et  installation   française.                                      

Les explorations furent des signes avant coureurs de la conquête. Dans une première phase, l’obtention des traités de protectorats se fit surtout par la voie diplomatique ou la ruse.

Après la conférence de BERLIN, les explorateurs suivants visitèrent la zone de l'actuelle BURKINA:

  • L’Allemand KRAUSS (1886), suivi du Français Binger en 1888.
  • Krozat traversa les pays de Haute-Volta en 1890;
  • Monteil en 1891, l’Anglais Ferguson en 1894.
  • En 1895, les Français signèrent un traité avec le Yatenga ;
  • Naba Wobgo de Ouagadougou refusa le traité proposé par DESTENAVE en 1895 .

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Naba WOBGO de Ouagadougou à la tête de son armée  (Photo d'archives)

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Les officiers Voulet et Chanoine réalisèrent les plus grandes conquêtes dans les pays de Haute-Volta. Ils s’emparèrent de Ouagadougou en 1896 après une résistance de Naba Wobgo, obligé de s’enfuir au Gold Coast.

Auparavant la prise sanglante de Boussé en 1895 marquait la phase de réalisation des conquêtes.

Les réajustements territoriaux, qui furent opérés par l’administration , suggèrent deux subdivisions pendant cette période :

  • 1896 – 1904 : les temps forts de la conquête de laquelle résulta la création d’une région militaire à partir de Ouagadougou. La région de Bobo-Dioulasso est prise en 1898.

Les résistances furent plus difficiles à circonscrire dans les pays ou l’organisation politique n’était pas hiérarchisée : Samo, Bwaba, Lobi etc..

Par contre les groupes hiérarchisés en proie à des querelles de succession offrirent une faible résistance.

Les rivalités Franco-Britaniques à propos des pays de Haute-Volta tournèrent en faveur des Français. Le traité de Paris en 1898 fixa les frontières entre l’actuel Ghana et la Haute-Volta.

Ce fut une phase où les pays du Burkina Faso privilégièrent surtout l’affrontement ou l’alliance par stratégie.

  • 1904 – 1919 : les pays de Haute-Volta furent intégrés dans un vaste ensemble      Soudano-Sahélien appelé Haut-Sénégal et Niger englobant, l’actuel Soudan, et l’actuel Burkina Faso.

L’installation coloniale ne se fit pas sans heurts car sporadiquement l’administration eut maille à partir avec les populations qui se révoltaient ça et là. Les plus importantes se déroulèrent autour de la boucle du Mouhoun (ancienne Volta-Noire) entre 1915 et 1916.

Le 1er mars 1919 la colonie du Haut - Sénégal et Niger fut alors disloquée, et la haute-Volta fut créée en tant que colonie autonome pour faciliter l’administration de la région marquée par une forte densité de la population au centre et des vélleités de révoltes à l’Ouest et au Sud-Ouest. La capitale de l’ancien royaume de Wogdogo (Ouagadougou), fut choisie comme chef lieu de la nouvelle colonie.


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La Constitution et le blocage (1919 – 1932)            

Cette période constitue un repère fondamentale. 1919 correspond à la constitution de la Haute-Volta en une entité spécifique, à la tête de laquelle se trouvait un gouverneur.

Le premier gouverneur de la Haute-Volta fut Frédéric Charles Edouard Alexis HESLING (1869-1934). Il exercera de mai 1919 à décembre 1927. Son œuvre fut marquée par la consolidation de l’ossature administrative et la mise en valeur coloniale de façon volontariste.

La colonie de Haute-Volta regroupait les cercles suivant : Bobo-Dioulasso, Gaou, Dédougou, Dori, Fada N’Gourma, Say (rattaché au Niger en 1927) et Ouagadougou.

A une période où la mécanisation était peu développée, la concentration humaine en Haute-Volta (3 millions d’habitants) constituait un atoût pour l’exploitation des potentialités encore très peu connues.

Ce fut une période marquée par l’intensification du travail forcé pour la réalisation des différents équipements et infrastructures : construction des bâtiments administratifs, écoles, formations sanitaires. Le réseau routier passa de 3 000 à 6 000 km. Il visait l’évacuation des produits agricoles.

L’accent fut mis sur la culture du coton par l’institution de champs collectifs obligatoires dans les villages.

Par arrêté du 4 décembre 1926 deux villes furent érigés en commune Bobo-Dioulasso et Ouagadougou.

Toutefois, cette politique volontariste eut des conséquences difficiles pour les populations : forte imposition, recrudescence du travail forcé desquelles résultèrent une forte migration vers la Gold Coast et une paupérisation de la population.

Les germes d’un proto-nationalisme centré sur le cadre territorial actuel puisent, en partie, ses racines de cette période. Car le combat pacifique qui fut mené plus tard, outre les références à l’héritage précolonial, s’appuie sur l’héritage de cette période : négation du martyre subi et des résultats obtenus.

En effet, le 5 septembre 1932, un décret fut pris supprimant la colonie de Haute-Volta et la partageant entre la Côte-d’Ivoire, le Soudan et le Niger.

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Carte de la division de la Haute-Volta en 1932


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La traversée du désert 1932 – 1947                                    

Cette période comporte deux subdivisions :

  • de 1932 à 1937, la véritable traversée du désert
  • 1937 – 1947, vers la reconstitution.

La première période fut caractérisée par le démentèlement des structures administratives et sociales, le chef-lieu de la colonie perdit de nombreuses prérogatives, dont son statut de commune en 1936. Certains équipements publics furent démentelés : Imprimerie, Ecole Régionale de Ouaga, Trésorerie, etc…

Le travail forcé fut poursuivi, en dehors même de la zone de l’ancienne Haute-Volta.

Le 13 juillet 1937 un décret fut pris portant création à partir du 1er janvier 1938 d’une région administrative de Haute-Côte d’Ivoire. Elle regroupe les cercles de l’ancienne Haute-Volta rattachée à la Côte d’Ivoire ; Il s’agit des cercles suivants : Ouagadougou, Kaya, Tenkodogo, Koudougou, Gaoua, et Bobo. Cet événement est favorisé par l’arrivée au pouvoir du Front Populaire en France qui se donnait pour objectif d’humaniser la politique coloniale.

A la tête de cette région, fut nommé un représentant du gouverneur avec pour résidence Ouagadougou. Cet acte visait à atténuer la suppression de la Haute-Volta.

L’effort de guerre, l’idée de la dette des sang, servirent de fondement aux revendications partisant de la reconstitution qui critiquèrent la balkanisation et le délaissement de la Haute-Volta, notamment sa capitale historique : Ouagadougou.

Au moment où germèrent les mouvements d’émancipations organisés dans les cadres territoriaux, la Haute-Volta n’existait pas. Ce qui exacerba les frustrations, créant une solidarité entre les ressortissants de l’ancienne Haute-Volta.

Il y eut alors une conjonction de points de vue entre les chefs traditionnels, notamment le moro-naba, et l’élite.


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La renaissance et la marche vers l’indépendance (1947-1960)  

L’après guerre constitua un tournant dans la vie politique et administrative du monde colonial. Les Africains devinrent des acteurs plus volontaires dans l’histoire de leur territoire. Cette situation s’accompagna d’une émergence du sentiment national dans le cadre des limites territoriales coloniales.

La conférence de Brazzaville jeta les bases d’une participation, des africains à l’exercice du pouvoir politique. Les frustrations des voltaïques n’étaient pas seulement d’ordre politique. La spécialisation imposée par le système colonial faisait des voltaïques des sujets de secondes zones. Le sentiment d’être asservi (dans le système colonial) créa un élan de solidarité dans le milieu voltaïque.

Les premières protestations officielles vinrent du Moro-Naba Kom II. Il s’agissait des protestations d’un souverain traditionnel pour maintenir l’existence de l’entité territoriale dans le concert du monde colonial. Alliant la tradition et les formes d’organisation moderne, les partisans de la reconstitution formèrent un parti : Union pour la défense des intérêts voltaïques, dont le cheval de batail était la reconstitution de la Haute-Volta.

Le contexte politique de l’époque favorisa la reconstitution : avancée du RDA, crainte d’un irrédentisme mossi et alliance avec l’élite politique. Le 04 septembre 1947, fut voté la loi rétablisant la Haute-Volta de ses frontières de 1932. 1947 marque un tournant important dans l’évolution des cercles de Haute-Volta jadis rattachés aux territoires voisins.

La reconstitution de la Haute-Volta, en 1947 stabilise les frontières administrative du groupe de l’AOF ;

La Haute-Volta évolua dans le cadre de l’Union Française en 1948, elle élit ses conseillers généraux (sorte de parlement local), puis ses députés à l’Assemblée Nationale Française. La liste de l’Union Voltaïque comprenant Henri GUISSOU, OUEDRAOGO Mamadou, NAZI Boni prit le dessus sur la liste du RDA.

Le 23 juin 1956 fut voté la loi cadre, politiquement la Haute-Volta pouvait, pour la première fois, disposer d’un conseil de gouvernement élu par son Assemblée territorial. Les membres de ce conseil allait avoir rang de ministre. La gestion des affaires territoriales incombait à ce conseil qui devait choisir un vice président parmi ces membres ; le président était directement nommé par la métropole.

Le RDA remportera par une courte majorité les élection du 31 mars 1957. Le 17 mai 1957, Ouezzin COULIBALY forma le premier conseil de gouvernement ; M. Yvon Bourges en fut de facto, le Président.

Mais une crise politique éclata le 17 décembre 1957, une motion fut votée par le Groupe de Solidarité Voltaïque contre le gouvernement de Ouezzin COULIBALY.

Le MDV de Maurice YAMEOGO rallia la majorité ce qui permit à Maurice YAMEOGO d’accéder au gouvernement. Le 06 septembre 1958, Ouézzin COULIBALY meurt à Paris, et Maurice YAMEOGO, ministre de l’intérieur assurant l’intérim accéda à la plus haute fonction de gouvernement.

Les réformes françaises marquent le retour du Général de Gaule au pouvoir et surtout l’avènement de la Vè République.La Haute-Volta adhère à la communauté le 28 septembre 1958.

Le transfert de pouvoir s’accéléra, le gouverneur n’était plus Président du Conseil du gouvernement, mais la tutelle du gouvernement français demeurait car son président était à la tête de la communauté.

Le 11 décembre 1958, la Haute-Volta obtint le statut de République autonome membre de la communauté.

A l’approche des indépendances, la Haute-Volta, prit d’abord position pour un système fédéral ; et adhèra à la Fédération du Mali le 28.janvier 1959 qui comprenait : le Soudan, le Sénégal, le Dahomey. Plus tard, elle se retire pour former, avec la Côte-d’Ivoire, le Niger, et le Dahomey, le Conseil de l’Entente. C’est dans ce cadre que la Haute-Volta signa les accords de transfert de compétence avec la France. Dans l’application du calendrier de la proclamation des indépendances, elle accédait à la souveraineté internationale le 05 août 1960.


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L'économie de la Haute-Volta à la veille de l'indépendance

Elle est restée proche du système traditionnel de production, mais intégré à l’économie mondiale. L’agriculture de subsistance occupait la majorité des populations. Les principaux produits commercialisés provenaient des champs de cultures traditionnels, notamment le coton qui fit l’objet de culture forcé pendant l’époque du gouverneur Hesling.

L’élevage constituait une richesse importante. Les peaux faisaient l’objet d’exportation vers l’Europe. L’encadrement pour accroître la production existait, mais était limitée dans ses résultats et son envergure. La SIP (Société Indigène de Prévoyance) en était la structure d’exécution.

Jusqu’en 1946, la contrainte constitua le facteur décisif dans la participation des voltaïques à l’économie coloniale. Depuis la crise de 1929, le dirigisme de l’Etat s’était renforcé. Cela précisa la division du travail dans la zone Ouest Africaine. L’immense partie de l’actuel Burkina faso devint pourvoyeuse de main-d’œuvre de gré ou de force. La faiblesse de création du travail salarié dans un système social où l’argent était devenu indispensable pour payer l’impôt, racheter les prestations, acquérir des biens de consommation etc…, provoquait des mouvements de population.

L’après guerre constitua un tournant dans les méthodes institutionnelles de l’administration coloniale. Cependant, en dépit du desserrement de l’état administratif et de son cortège d’arbitraire, cette période n’en constitua pas moins une consolidation du système économique d’antan.

Le métropole s’efforça de tenir compte de l’évolution des idées internationales : il fallait moderniser et insuffler un développement économique et social. Il en résulta la création de grands fonds publics, dont le plus important était le FIDES (Fonds d’Investissement pour le Développement Economique et Social). Le FIDES devait intervenir dans le cadre des plans.

Durant la période de planification, le FIDES mit l’accent sur l’infrastructure, condition nécessaire à l’écoulement de la production. Le chemin de fer, arrêté à Bobo-Dioulasso en 1934, fut poursuivi. Il atteignit Ouagadougou en 1954. Et prit le sobriquet d’ épine dorsale de la Haute-Volta. La seconde priorité fut l’appui à la production notamment le secteur agro-pastoral grâce aux crédits octroyés pour le développement de la riziculture et les centres de vaccination de bétail. La promotion du coton fut attribué à la CFDT (Compagnie française pour le développement textile).

La troisième priorité fut accordéé à la réalisation des équipements sociaux (collèges, école primaires, hôpitaux dispensaires etc…).

L’urbanisme fut pris en compte. La nature de certains investissements favorisèrent l’implantation de certaines infrastructures en ville où le travail salarié était plus développé.

L’industrie ne constitue pas une priorité. On notait toutefois l’existence de quelques industries de transformations pour répondre aux besoins locaux ou pour exporter des produits semi-finis (coton).

Dans les années 50, on notait l’existence des industries suivantes : CITEC (Comptoir des Industries Textiles et Cotonnières), SACACO (Société d’Exploitation des Carburants Coloniaux), CFDT. Les tentatives intérieures, pour renforcer cette industrie embryonnaire, se heurtèrent au manque de capitaux.

Le commerce était relativement important par rapport au secteur industriel, mais à peine 6% de la production était exportée. La modernisation n’avait pas apporté des changements substanciels au niveau de la structure du commerce, par rapport à la période précédante. Les principaux produits exportés par ordre d’importance : les animaux vivants, plus de la moitié des exportations dans les années 50 ; l’arachide, les amendes de karité et leur dérivé ; le coton et quelques minerais. En tournage, les produits exportés représentaient le double des produits d’importation, 30.000 tonnes contre 16.000 tonnes, mais en valeur monétaire, le rapport était inversé. Si 71% des importations étaient dues à la zone franc, notamment la France grosse part des exportations se faisait en dehors de cette zone.

La fin des années 50 fut marquée par une période d’incertitudes, de reflux des capitaux publics mais aussi d’ouverture du marché aux autres Etats d’Europe (CEE) (Communauté Economique Européenne) qui résultait de la signature du traité de Rome par la France en 1957.

En 1959, la politique d’austérité budgétaire entra dans les préoccupations des gouvernants ; en effet lors de l’adoption du Budget 1960, il fut décidé que la Haute-Volta entrerait dans une politique d’austérité jusqu’au moment où d’un commun accord, l’Assemblée National et le Président du Conseil, jugeraient que la situation financière de la Haute-Volta est devenue aisée.

14.12.2007

rire au top

papou,t manges lentement,tu apprends lentement,tu travailles lentements,y a t-il quelque chose que tu puisses faire sans te fatigué.Oui papa je me fatigue très vite.par seydouybr@yahoo.fr

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le mariage

Le mariage dans nos contrées africaines sont souvent mal analysée dans un contexte de modernisme. Aujourd'hui, dans les pays affricains en particulier au Burkina-Faso, on parle de plus en plus de mariage forcé en faisant allusion au mariage traditionnel.

Pour comprendre le sens du mariage traditionnel, il faut se placer dans le contexte social qui définit les règles du mariage sinon on ne ferait que survoler les fondements sociologiques de cette institution sociale. En effet, le mariage dans nos systèmes traditionnels n'est pas l'affaire deux individus mais plutôt celle de deux familles voire de deux groupes sociaux. Ce ne sont pas deux personnes qui se marient mais deux familles, car le lien scellé ne peut être rompu que si les familles sont d'accord.Sinon celui qui prend la responsablité de rompre le lien sans le consentement des familles(certainement après des tentative de reconcilaition ,après la recherche de la souce du problème) se voit mis au banc de la société. La famille prime sur l'individu parceque seul les intérêts du groupe compte. Si une famille repudie une femme sans raison, il va de soit que les liens sont rompus entre les deux familles. Ainsi, il sera difficile qu'une fille  épouse un homme de la famille fautive puisque tout le clan mettra son véto quelque soit le sentiment éprouvé par la fille. C'est un système de protection du groupe. Mais dans le cas où c'est la femme qui est fautive et que la faute est impardonnable, il y a possibilité pour le mari d'en chercher une autre dans la même famille de son ex-femme afin de maintenir les liens familiaux.Le plus souvent, on remplace la femme fautive par une autre afin de témoigner son attachement à l'autre famille.

Si nous ne prenons pas en compte la vision holistique du mariage dans le système traditionnel du mariage, on tombe vite dans les clichés de mariage forcés surtout du côté de la femme en n'oubliant que l'homme aussi subit les décisions du groupe social.

 

                                      T.barthélémy.

08.12.2007

A propos de certains commentaires

Bonjour à tous les participants de bangre. 

Je rappelle à nos élèves que leurs professeurs sont les modérateurs de ce blog.  Ce blog nous donne l'occasion de rapprocher nos deux pays, nos classes, de voir leurs similitudes, d'apprécier leurs différences...  

Notre blog est un peu une salle de classe commune.  On s'y parle et on s'y respecte comme partout ailleurs.  Il ne doit pas donner lieu à des échanges hors de propos. 

 Merci de respecter ces principes.

Les professeurs.

 

 

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